Les élèves de l'École des Cheminots de Saint-Rémi, à Price, peuvent maintenant profiter du Trottibus, un trajet qui leur permet de se rendre à l'école à pied en compagnie d'autres enfants, le tout sous la supervision d'accompagnateurs. 

Un texte de Sébastien Desrosiers

Le Trottibus, parrainé par la Société canadienne du cancer (SCC), est une initiative qui vise à faire redécouvrir le plaisir de marcher aux enfants et de rouler à vélo en toute sécurité.

« Ce sont des jeunes de 1re à 3e année, dans les écoles identifiées, qui vont se déplacer à partir de chez eux », explique Denis Amiot, directeur pour la région Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Îles-de-la-Madeleine à la SCC. « Il y a des bénévoles qui vont les attendre et il y a un trajet qui va les amener jusqu'à l'école avec un encadrement de sécurité. Ils sont toujours un 8, 10 ou 15 jeunes ensemble. »

Chiffres alarmants

Selon la Société canadienne du cancer, 80 % des enfants marchaient pour se rendre à l'école en 1970, alors qu'aujourd'hui, seulement 30 % des enfants se rendent à l'école à pied ou à vélo.

« Ça devient de plus en plus dangereux », répond M. Amiot. « La circulation des automobiles autour de l'école pour aller porter les jeunes crée une certaine problématique. On enlève ce goût aux jeunes de marcher. »

« Un constat a été fait », poursuit M. Amiot. « 4 % des Canadiens seulement, des jeunes Canadiens, font suffisamment d'activité physique. On veut renverser la vapeur. [Le Trottibus], c'est un moyen par lequel les jeunes vont développer de saines habitudes de vie. »

Price et Causapscal sont les premières municipalités à offrir le service dans la région. Le projet existe pourtant depuis 2009 à plusieurs endroits au Québec.

Le Trottibus a notamment remporté un concours de l'Agence de la santé publique du Canada, grâce auquel l'organisation s'est vu remettre un million de dollars pour se développer dans la province.

« Mon rêve c'est d'en arriver à une trentaine d'écoles qui participent ici », soutient Denis Amiot. « L'objectif est de 300 partout au Québec. »

Le défi, précise-t-il, est de susciter l'intérêt chez les parents, puisque ce sont eux qui doivent s'impliquer bénévolement pour assurer la sécurité des enfants.

Plus d'articles

Commentaires