Retour

Légalisation de la marijuana: des Rimouskoises témoignent

Alison Gagnon-Leclerc et Alyssa K. Roy, âgées de 19 ans, sont pour l’adoption d’une loi fédérale pour légaliser et réglementer l’usage du cannabis.

Elles ont toutes deux des expériences positives de consommation de cannabis.

Ça m’aide à réfléchir plus, à prendre des décisions plus sensées, à peser les pour et les contre [...] Tu as la sensation de n’avoir rien autour de toi qui peut te déranger, que t’es toute seule, que t’es dans tes pensées. Tu peux réfléchir sans que rien ne te brusque.

Alison Gagnon-Leclerc, 19 ans

Ce qui m’attirait surtout là-dedans, de un, c’était surtout l’effet de gang, les personnes avec qui j’en fumais, mais comme je tombais tout de suite endormie, j’en ai pris plus tard quand je devais me lever tôt le lendemain, pour m’endormir tout de suite.

Alyssa K. Roy, 19 ans

Pour écouter l’entrevue au complet :

Alcool et cannabis

Alison Gagnon-Leclerc considère l’alcool plus dangereux que le cannabis. Elle raconte avoir rarement vu des utilisateurs de marijuana avoir une mauvaise expérience, alors que la consommation excessive d’alcool peut mener à un coma éthylique.

Jean Clermont-Drolet, un infirmier spécialisé en toxicomanie, indique que les consommateurs d'alcool sont plus à risque de développer une dépendance. Il explique que l’alcool remplace à long terme des substances produites naturellement par le cerveau, ce qui crée des symptômes « très physiques » lors d’un sevrage, contrairement à la marijuana.

Effets sur le cerveau

Le cannabis peut toutefois provoquer des séquelles s’il est consommé par des utilisateurs trop jeunes, selon M. Clermont-Drolet.

Le cerveau termine son développement vers l’âge de 21-22 ans et le cannabis vient jouer, altérer ce développement-là quand les jeunes en consomment au moment où ils sont en train de faire le développement de leurs capacités cognitives fines.

Jean Clermont-Drolet, infirmier spécialisé en toxicomanie

L’infirmier se dit toutefois en faveur de la légalisation. Une loi fédérale aurait, selon lui, l’avantage d’encadrer la consommation chez les jeunes et l’utilisation de cannabis thérapeutique, qu’il juge extrêmement utile chez les personnes qui souffrent de maladie chronique.

Plus d'articles