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Les acériculteurs du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie font le point

Le Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie s'est réuni aujourd'hui pour son assemblée générale annuelle. Les membres ont, entre autres, discuté du rapport Gagné, d'une production plus écologique et des défis économiques auxquels ils font face.

Le rapport Gagné sur les enjeux de l'industrie acéricole, paru le 11 février dernier, critiquait sévèrement le système actuel de gestion de l'offre géré par la Fédération des producteurs acéricoles. Le Syndicat va défendre le point de vue de ses membres le 28 septembre prochain auprès du ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis.

Vers une production plus verte

Les 140 membres qui étaient présents ont aussi adopté une résolution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans leur industrie.

Même si les cours du pétrole ont chuté dernièrement, les producteurs croient que la conversion des évaporateurs à l'électricité ou à la biomasse va procurer un avantage concurrentiel au sirop d'érable québécois sur les marchés internationaux.

« Le fait de changer pour des évaporateurs électriques, à granules ou au bois, ça réduit de beaucoup les émissions de gaz à effet de serre et ça fait un sirop "carbone neutre". Et je pense que c'est un élément intéressant pour le Québec qui nous aiderait à garder notre leadership », mentionne Sylvie Laliberté, présidente du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie.

Les normes de la Californie

La Californie a adopté une norme pour réguler le plomb dans les produits d'érable qui est beaucoup plus sévère que celle du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.

Pour respecter cette norme californienne, les producteurs doivent retirer tous les équipements qui pourraient potentiellement contaminer le sirop d'érable au plomb. Les acériculteurs craignent que certains producteurs décident de vendre leur érablière plutôt que d'investir des sommes pour acheter du nouvel équipement.

« Ça peut aussi vouloir dire d'arrêter de vendre des produits via le réseau des quotas et de vendre juste localement. À ce moment, ces normes ne seraient pas à suivre. Mais ça risque aussi de faire des consolidations d'entreprises », affirme Jacques Boucher du Club d'encadrement technique en acériculture de l'Est.

Les membres ont donc adopté une résolution pour demander un soutien financier au gouvernement afin d'aider les producteurs à respecter cette nouvelle norme de l'état californien.

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