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Les changements climatiques posent de grands défis pour de petits oiseaux

Si le froid fait frissonner bien des Québécois, il pose un défi encore plus grand pour les nombreuses espèces d'oiseaux qui vivent à l'année dans la Belle Province. Les changements climatiques pourraient rendre la vie plus difficile à certaines espèces.

Les mésanges ne pèsent que 10 grammes, mais elles sont des championnes de la résistance au froid. C’est tout leur corps qui se transforme pour leur permettre de maintenir leur température corporelle à 40°C malgré la rigueur de l’hiver québécois.

Puisque les mésanges se réchauffent en frissonnant, leur musculature devient plus importante.

La majorité de leurs organes grossissent, notamment leur système digestif et leur cœur. Leur sang contient davantage de globules rouges.

« C’est un remodelage corporel pratiquement complet », illustre François Vézina, chercheur en écophysiologie à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Étudier la résistance au froid

Depuis une vingtaine d’années, M. Vézina observe comment différentes espèces d'oiseaux, dont les mésanges, résistent à de grandes variations de température.

Jusqu’ici, ses données suggèrent que les mésanges sont assez résistantes aux variations de température que connaît normalement la province.

Le chercheur veut maintenant comprendre comment cette espèce pourra s’adapter à des variations de température de plus en plus importantes, qui devraient être causées par les changements climatiques.

Ironiquement, plusieurs personnes s’imaginent que ce n’est pas un problème si nos hivers deviennent plus chauds. En fait, ils ne deviennent pas simplement plus chauds, ils deviennent aussi beaucoup plus variables.

François Vézina, chercheur en écophysiologie, Université du Québec à Rimouski

« On devrait avoir plus de redoux, des redoux qui vont durer plus longtemps et, surtout, on revient rapidement aux conditions thermiques normales », explique M. Vézina.

Il explique que la température passe, par exemple, de 5 à 10 degrés au-dessus de zéro, puis revient à -15 ou -20 degrés Celsius.

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur les impacts des changements climatiques sur les oiseaux, selon M. Vézina. Il prévoit poursuivre ses recherches pendant plusieurs années.

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