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Les commissions scolaires saluent l'abandon des fusions forcées

Le ministre de l'Éducation du Québec, François Blais, a annoncé que son projet de loi concernant la réforme des commissions scolaires, attendu cet automne, ne comprendrait aucune fusion forcée. Une décision saluée à plusieurs endroits dans l'Est du Québec.

Pour la présidente de la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup, Édith Samson, c'est un soulagement puisque depuis plus d'un an, son organisation demandait à Québec de renoncer à fusionner les commissions scolaires.

Édith Samson affirme qu'après avoir vécu la fusion des commissions scolaires en 1998, il était évident que de forcer les fusions était une mauvaise idée. « Ça a été prouvé dans le temps que les fusions, le gouvernement disait que c'était pour une économie d'échelle quand en bout de course, ça a coûté beaucoup plus cher. »

Le président de la Commission scolaire des Phares, Gaston Rioux, s'est également dit heureux de cette décision. « Tout le travail que ça aurait apporté pour fusionner ne justifiait pas les gains en efficience tant économiquement qu'au niveau des employés. »

En Gaspésie, le président de la Commission scolaire René Lévesque, Jean Couture se dit satisfait, mais il demeure inquiet par rapport projet de Loi sur la réforme des commissions scolaires qui vise à resserrer leur gouvernance et abolir les élections scolaires.

Même son de cloche sur la Côte-Nord

Rodrigue Vigneault, le président de la Commission scolaire du Fer, pense aussi que le ministre Blais a pris la bonne décision. « Il y a eu les fusions municipales, les fusions des commissions scolaires dans le passé. En bout de ligne, je ne suis pas sûr qu'il y ait une économie d'échelle et que le citoyen en bénéficie grandement comme on l'avait fait miroiter. »

Le gouvernement provincial compte se concentrer sur une réforme du rôle et de la gouvernance des commissions scolaires, qui pourraient décider elles-mêmes de fusionner.

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