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Les conditions de vie se dégradent au CHSLD de Matane, selon la CSN

La CSN dénonce le climat de travail et la qualité des soins donnés aux bénéficiaires du CHSLD de Matane.

Lors d’un point de presse tenu mardi midi dans les murs de l’établissement, l’organisation syndicale a dénoncé la surcharge de travail et le non-remplacement des congés.

Le tout dans un contexte de compressions budgétaires et de suppressions de postes. Tout cela a des impacts sur la santé des travailleurs, mais aussi sur les soins offerts aux résidents. Des préposés ont affirmé qu'ils n'ont même plus le temps de changer la couche de certains bénéficiaires avant le repas du midi. De plus, désormais un seul préposé donne les bains au lieu de deux.

Le syndicat soutient que des gestionnaires du CHSLD de Matane demandent aux préposés aux bénéficiaires de ne pas en parler aux familles.

Inquiétez-vous des soins que les personnes reçoivent présentement dans les CHSLD

Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-St-Laurent

La présidente du Conseil central du Bas-St-Laurent, Nancy Legendre, croit que ces problèmes sont aussi présents dans d’autres CHSLD, mais, dit-elle, ce sont les préposés à Matane qui nous ont interpellés. « À Matane, c’est criant depuis déjà un bon moment, des comités ont été mis en place au cours des dernières années », poursuit Mme Legendre.

Pas seulement un problème de nourriture

Nancy Legendre croit que tous ces éléments remettent en question la sécurité des bénéficiaires. Pour la majorité de la société, c’est leur père, leur mère, leur oncle, leur tante qui sont soignés dans un CHSLD, rappelle Mme Legendre.

Elle dénonce le ministre de la Santé qui veut se faire rassurant et promet à la population que tout ira mieux en 2018. « Pourquoi 2018, c’est parce que ce sont les élections! », dénonce Mme Legendre.

Elle souligne que la qualité de la nourriture est loin d’être le seul problème. Souvent, les préposés n’ont pas le temps d’aider les personnes âgées moins autonomes à prendre leurs collations ou leurs repas. Elle invite M. Barrette à passer 24 heures dans un CHSLD pour y vérifier la qualité des soins.

Au fil des années, la clientèle des CHSLD s’est modifiée. Les gens qui y vivent sont plus malades et moins autonomes. Les temps d’hébergement sont plus courts, de 18 à 24 mois, et le CHSLD est souvent le dernier endroit de résidence avant la mort.

Si dans le public il y a des cas plus lourds et que les gens ne sont pas en nombre suffisant pour donner adéquatement les services, c’est là qu'on a un problème, c’est ça qu’on dénonce, il y a un désengagement.

Daniel Charette le vice-président du Conseil central CSN Bas-Saint-Laurent.

Le syndicat affirme aussi qu'actuellement, 10 des 105 lits du CHSLD de Matane sont disponibles. La CSN estime qu’il s’agit d’une autre manière pour le gouvernement d’économiser de l'argent.

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