Une cinquantaine de membres du centre de conditionnement physique CrossFit Rimouski participent à l'édition 2016 des qualifications aux « Reebok CrossFit Games ». La compétition, qui vise à couronner l'homme et la femme avec la meilleure forme physique sur la planète, est plus accessible qu'on le croit, disent les athlètes.

Un texte de Sébastien Desrosiers et de Louis Lahaye Roy

Pour une sixième année, les qualifications des CrossFit Games se déroulent dans plusieurs gymnases affiliés à travers le monde, réunissant près de 300 000 athlètes, entre le 25 février et le 28 mars.

En cinq semaines, les athlètes doivent compléter cinq épreuves physiques qui intègrent des mouvements d'haltérophilie, de gymnastique et d'athlétisme. Chaque jeudi soir, une épreuve est dévoilée. Les athlètes se réunissent et des juges compilent leurs résultats. Les meilleurs se qualifieront ainsi pour la deuxième étape de la compétition, soit les championnats régionaux.

L'an dernier, une athlète de Rimouski, Maude Charron, avait obtenu la 1re place mondiale à la première épreuve des qualifications. Elle a ensuite terminé en 8e place aux régionaux nord-américains, à Hartford.

Depuis deux ans, toutefois, les participants moins expérimentés peuvent prendre part aux CrossFit Games dans une catégorie « ajustée. »

« J'ai commencé il y a neuf mois seulement à m'entraîner ici », confie Patrick Desjardins.

« J'avais pas d'objectif au départ, explique-t-il. Je voulais être en forme, être capable de vivre longtemps avec mes enfants et les voir grandir, les aider. C'est mon objectif encore, mais là je veux me dépasser. Je suis fort des jambes, mais j'ai des faiblesses en gymnastique, donc j'essaie de m'améliorer pour faire toute la compétition. »

« J'ai commencé ça fait trois ans, dit pour sa part Véronique Potvin, une autre participante à l'Open 2016 des CrossFit Games. Auparavant je faisais des demi-marathons et j'étais un peu tanné de ça. [...] À ma première année de participation à l'Open, je n'étais pas capable de respecter les poids prescrits, c'était extrêmement difficile. Je me suis dit là il faut que je travaille pour que les autres années je devienne meilleure. »

Elle s'entraîne aujourd'hui cinq fois par semaine, notamment dans l'espoir d'obtenir de bons résultats aux CrossFit Games.

Benjamin Jean, le propriétaire et entraîneur à CrossFit Rimouski, croit que le format de la compétition est extrêmement motivant. « La beauté, c'est que les professionnels participent en même temps que les amateurs, précise-t-il. C'est comme si on pouvait se comparer à Sidney Crosby dans une compétition d'adresse au hockey. »

Une « petite famille »

Les deux athlètes s'entendent sur ce qui les a accrochés au CrossFit : l'esprit d'équipe qui règne au gymnase.

« On appelle ça souvent la petite famille du CrossFit, rigole Véronique Potvin. C'est vraiment de venir t'entraîner, peu importe le calibre, débutant, intermédiaire, avancé, on fait tous le même entraînement, mais adapté à chacun. On dit souvent qu'il faut être en forme pour faire du CrossFit, mais c'est pas vrai. On devient en forme en le faisant. »

« C'est tout l'aspect d'équipe qui est motivant, indique Patrick Desjardins. Malgré que je me sois jamais entraîné de ma vie, je fais autant d'effort que tout le monde et je me sens apprécié. »

CrossFit Rimouski, en activité depuis 2011, est le premier centre de conditionnement physique affilié CrossFit dans l'Est du Québec.

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