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Les déchets de Matane : une solution verte et intéressante pour Tembec

Tembec étudie la possibilité d'utiliser les déchets putrescibles de la ville de Matane comme combustible. La proposition est déjà à l'étude à la Ville de Matane.

Un texte de Joane BérubéTembec veut déjà maximiser le potentiel énergétique de ses boues résiduelles. Depuis 2012, l’usine de pâte de Matane réutilise 40 % de ses boues résiduelles. Le procédé lui permet de générer annuellement 7 millions de litres de biogaz.

Cette transformation lui permet aussi d’éviter l’enfouissement de ses boues. La papetière explore maintenant la possibilité de transformer complètement ses boues en biogaz.

C’est en discutant de ce projet avec les autorités municipales que la possibilité d’utiliser aussi les déchets putrescibles a émergé. « Il y aurait de l’intérêt pour les deux parties », indique le directeur général de Tembec-Matane, Éric Gendreau.

« Il y a encore une digestion qu’on pourrait faire. Ce sont des boues biologiques, des bactéries que l’on récupère à la fin de notre processus de traitement des eaux. Ces bactéries pourraient aussi être digérées dans un biodigesteur » explique-t-il.

Les déchets de la Ville de Matane s’ajouteraient aux boues de la papetière pour être « biodigérés » par le réacteur de l’usine.

L’énergie produite serait utilisée pour sécher la pâte, ce qui permettrait aussi à Tembec de réduire aussi sa consommation d’énergie fossile.

L’usine serait ainsi plus verte et sans doute plus rentable, et ce, dans un secteur qui a subi bien des transformations au cours des dernières années.

Un projet similaire de récupération des déchets municipaux (par une digestion anaérobie, soit un procédé qui utilise des bactéries dans un milieu fermé hermétiquement) ) a été implanté avec succès dans une usine de pâte en Alberta.

La Ville et l’usine en sont à l’étape de l’étude de faisabilité. Les élus municipaux ont d’ailleurs mandaté lors de sa dernière rencontre la firme WSP Canada pour évaluer la réalisation technique et financière du projet.

Le rapport devra être soumis à l’automne. Le temps court pour Matane qui devra d’ici 2020 implanter un système de traitement des matières putrescibles qui ne pourront être dirigées vers les sites d’enfouissement.

De son côté, Tembec se donne un an pour analyser l’ensemble du dossier.

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