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Les députés péquistes critiquent l’inaction du gouvernement dans la gestion de la crise du bois d’œuvre

Réunis à Québec, des députés péquistes des régions de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Saguenay et des Laurentides ont critiqué l'inaction des gouvernements libéraux dans la gestion du conflit du bois d'œuvre avec les États-Unis.

Le Parti québécois demande des garanties de prêt pour permettre aux entreprises du secteur forestier de faire face aux pénalités de 25% qui seront imposées de façon rétroactive par les Américains à partir du mois d'avril.

Les élus péquistes s'inquiètent pour l'avenir de l'industrie et pour les compagnies québécoises.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de forêts et député de Bonaventure, en Gaspésie, estime que la crise était prévisible.

« J’aimerais, d’entrée de jeu, dire que le Québec n’a absolument rien à voir avec une crise forestière commerciale avec les États-Unis », a déclaré Sylvain Roy.

Nous avons répondu à leurs doléances avec la mise en place d’un nouveau régime forestier, mais les libéraux du Québec ont été incapables de faire reconnaître notre régime particulier par le fédéral et par ricochet par les Américains.

Sylvain Roy, porte-parole du PQ en matière de forêts et député de Bonaventure

Le député de la circonscription de René-Lévesque, Martin Ouellet, s’est dit d’autant plus inquiet en raison de l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette qui sévit dans plusieurs régions du Québec.

Il estime que près de 850 000 hectares de forêt vont être affectés par l’épidémie, ce qui concernerait 14 000 de propriétaires de boisés au Québec. Il déplore l’absence d’action gouvernementale pour le secteur privé.

On est en train, avec l’alignement des planètes, d’arriver à ce qu’on appelle une tempête parfaite qui pourrait tuer notre industrie forestière.

Martin Ouellet, député péquiste de René-Lévesque

Rapport du Forestier en Chef du Québec

Au même moment, le Forestier en Chef du Québec a rendu publiques les possibilités forestières du domaine public pour la période 2018-2023. Il prévoit que plus d’un million de mètres cubes de bois supplémentaires sera mis en disponibilité et 540 mètres cubes en réserve pour la certification forestière.

Le forestier en chef reconnaît que l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette présente des défis. Il rappelle que sept millions d’hectares de forêt ont été ravagés en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent, sur la Côte-Nord et au Saguenay.

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