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Les entreprises en économie sociale souhaitent plus de reconnaissance

Les entreprises d'économie sociale de la Gaspésie et des Îles souhaitent davantage de reconnaissance de la part des municipalités. C'est notamment ce qui ressort de la journée régionale en entrepreneuriat collectif qui s'est déroulée jeudi à Grande-Vallée.

Un texte de Martin Toulgoat

Cet événement était organisé par le Pôle d'économie sociale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, qui a pour mission de favoriser le partenariat entre les entreprises et les intervenants en économie sociale.

Dans la région, l'économie sociale représente 200 entreprises.  Actuellement, le Pôle régional de l'économie sociale compte sur un budget réduit de 75 000$  par année et souhaite obtenir 50 000$ supplémentaires des six MRC de la région. Le président du pôle, André Richard, souligne que les fonds sont insuffisants pour faire la promotion de cette économie et bien représenter les membres partout sur le territoire. 

Démystier l'économie sociale

André Boudreau, maire de Percé, Daniel Côté, maire de Gaspé, Jean-Guy Poirier, préfet de la MRC Bonaventure et Guy Gallant, préfet de la MRC Avignon ont participé à une plénière sur la reconnaissance de l'entrepreneuriat collectif.

Il est trop tôt pour connaître leurs intentions sur une éventuelle implication financière, mais pour le maire de Gaspé, cette rencontre aura à tout le moins permis de mieux comprendre l'entrepreneuriat collectif, jugé essentiel pour une région comme la Gaspésie et les Îles.

Une entreprise d'économie sociale vise la rentabilité, mais les profits ne servent pas à enrichir les actionnaires ou les membres de l'organisation, mais sont plutôt réinvestis dans les services à la communauté. 

« Dans les plus petits milieux, dans les milieux où le tissu social est plus fragile, bien ce sont les entreprises d'économie sociale qui viennent assurer les services à la population et c'est primordial pour une région comme la nôtre »,  ajoute le maire de Gaspé. 

L'importance du virage numérique

Différentes conférences ont été offertes durant cette journée, dont une sur le passage des entreprises d'économie sociale vers le numérique.

La directrice de projet au Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations (CEFRIO), Mélanie Normand, a tenté de rassurer les responsables qui seraient encore frileux à prendre ce virage. « Souvent, on prend le numérique par la technologie, mais autour de ça, il y a toutes sortes de pratiques qui ont un impact sur l'organisation », précise t-elle.

L'économie sociale représente des retombées économiques de 1 milliard de dollars en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

Écoutez l'entrevue de Mélanie Normand lors de l'émission Bon pied, bonne heure.

 

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