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Les femmes sont victimes de l'austérité, martèlent les Centres de femmes du Bas-Saint-Laurent

Plusieurs centres de femmes du Bas-Saint-Laurent se sont rassemblés ce matin devant le palais de justice de Rimouski pour dénoncer les effets néfastes de l'austérité sur les femmes.

Un texte de Laurence Gallant

Les centres de femmes du Québec ont présenté une enquête nationale qui conclut que les femmes sont directement touchées par une diminution de services et une augmentation de tarifs.

La coordonnatrice du centre de femmes Catherine-Leblond à Trois-Pistoles, Aline Denis, maintient que les principales coupes imposées par le gouvernement libéral touchent les emplois occupés par des femmes.

Aline Denis affirme que les femmes gagnent les revenus les moins élevés et occupent la majorité des emplois précaires.

L'étude est issue d'une cueillette qui s'est faite à trois moments de l'année 2015, par l'entremise de rencontres régionales, de rencontres de cuisine et d'un questionnaire distribué auprès des femmes membres des centres.

Les centres de femmes qui manifestent soutiennent que les femmes sont plus pauvres qu'avant et ont moins accès aux services sur le plan de la santé.

Selon Mme Denis, les femmes connaissent ces difficultés depuis plusieurs années, et ce sont des conséquences de l'idéologie néolibérale.

« On privilégie l'entreprise privée pour créer des richesses, et on pense que tous les investissements publics sont des dépenses, alors qu'ils sont aussi créateurs de richesses », dit-elle.

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