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Les fugues de plus de 24 heures sont rares dans les centres jeunesse de l'Est du Québec

Selon le directeur de la protection de la jeunesse pour le Bas-Saint-Laurent, Éric St-Laurent, les fugues de plus de 24 heures sont plutôt rares dans les Centres jeunesse de l'Est du Québec.

Un texte de Jennifer Boudreau et Guillaume Bouillon

La disparition de trois adolescentes du Centre jeunesse de Laval en moins d'une semaine et les liens présumés avec des gangs de rues impliqués dans des réseaux de prostitution juvénile soulèvent des interrogations quant à ce qui se passe dans les autres régions du Québec.

Éric St-Laurent se fait rassurant pour ce qui est de l'Est du Québec. Au Bas-Saint-Laurent, le nombre de fugues enregistré en 2014-2015 est de 106. Seulement 3 d'entre elles ont duré plus de 24 h. En Gaspésie, on a recensé 11 fugues, dont 2 de plus de 24 h.

Sur la Côte-Nord, le nombre de fugues est passé de 75 à 15 l'an dernier, dont 9 de plus de 24 h. Le directeur de la protection de la jeunesse pour la Côte-Nord, Luc Gervais affirme que souvent, les jeunes fuguent pour consommer de la drogue par exemple. C'est pourquoi les intervenants ont décidé d'augmenter le travail de sensibilisation auprès de leur clientèle.

« On a fait de la prévention avec les jeunes, on a parlé des facteurs de risque au niveau de la consommation, de la prostitution, et quand les jeunes reviennent de fugue, plutôt que de les blâmer, on a été plus accueillant et on a essayé de comprendre le pourquoi de la fugue au lieu de donner des conséquences », explique monsieur Gervais.

Fugues et prostitution

Monsieur St-Laurent mentionne par ailleurs que le phénomène de recrutement de jeunes par les gangs de rue est moins important dans l'Est du Québec que dans les grands centres. Il précise toutefois que la prostitution existe bel et bien en région. Elle passe surtout par les réseaux sociaux.

« La personne n'a pas besoin d'aller en Ontario ou encore en Colombie-Britannique. Elle peut être recrutée pour faire des gestes à connotation sexuelle via le web, en s'exposant. Cette forme de recrutement est beaucoup plus difficile [à détecter] pour le milieu policier », explique Éric St-Laurent.

La Sûreté du Québec affirme qu'aucun cas de fugues dans les Centres jeunesse de l'Est du Québec n'a été relié au gang de rue et à la prostitution dans les grands centres.

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