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Les grandes marées font des dégâts à Pointe-Lebel

Pour Hélène Arsenault, la semaine a été longue. La résidente de Pointe-Lebel, dans la péninsule de Manicouagan, a vu son terrain se réduire comme peau de chagrin lors des dernières grandes marées.

La sortie d’eau de son puits, maintenant fichée au beau milieu du sable sur la plage, témoigne de l’étendue de son terrain d’autrefois, grugé inlassablement par les vagues.

Il ne reste plus que quelques mètres et une enjambée de hauteur entre son chalet et le sable, alors qu'il y a quelques mois, le terrain mesurait plusieurs dizaines de mètres et était relié à la plage par un escalier de douze marches.

« Quand on voit le terrain, on se dit que c'est impossible que l'eau ne se rende pas jusqu'au chalet. Même le monsieur de la sécurité publique nous a dit, attendez-vous qu'aux prochaines grandes marées ça va monter jusqu'au chalet », s'attriste Mme Arsenault.

Je ne pensais jamais voir ça de ma vie.

Hélène Arsenault, résidente, Pointe-Lebel

Les citoyens de Pointe-Lebel restent démunis devant la situation, alors que le ministère de l’Environnement bloque les initiatives d’enrochement, qui pourrait leur permettre de réduire la cadence de l’érosion des berges.

Ils ne veulent pas d'enrochement, mais ils ne nous apportent pas d'autres solutions.

Normand Morin, maire de Pointe-Lebel

« L'érosion c'est une grosse problématique pour nous autres. Toutes les autres communautés côtières ont [aussi] le même problème », déplore le maire de Pointe-Lebel, Normand Morin.

Les arbres déracinés par la dernière charge du fleuve, qui jonchent la plage devant le chalet d’Hélene Arsenault, offrent un contraste étonnant avec le haut mur d’enrochement de son voisin.

Le projet Rolo-Dunes, qui consiste à parsemer la plage de tubes de plastique pour retenir le sable, sera testé en juin prochain. D'ici là, tout semble indiquer que les résidants de Pointe-Lebel devront prendre leur mal en patience.

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