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Les impacts des compressions sur les infirmières en deux exemples

Les infirmières du Bas-Saint-Laurent sont à bout de souffle. La situation serait telle, selon leur syndicat, qu'un chef de service à l'hôpital de La Pocatière aurait recommandé aux infirmières de faire appel au 911 pour avoir l'aide des ambulanciers pendant la nuit.

Les infirmières font les frais des compressions imposées par Québec dans le réseau de la santé, selon La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui les représente.

Le syndicat dénonce particulièrement la situation dans deux établissements de la région; l’Hôpital Notre-Dame-de-Fatima, à La Pocatière et le Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Rimouski.

Le syndicat soutient que les compressions font mal au Kamouraska. Le nombre d'infirmières en poste la nuit à l'urgence de l'hôpital de La Pocatière serait passé de 5 à 3.

Lorsque le personnel a fait part de ses inquiétudes face à cette réduction de personnel, un supérieur leur aurait recommandé de faire appel aux ambulanciers en cas de problème, selon leur représentante syndicale.

Elles ont dit, si on a un patient qui fait un arrêt cardiaque, et il faut masser, on est tellement pas de personnel qu'on ne sera pas capables de le faire. Le chef de service a conseillé de faire le 911 pour que les ambulanciers viennent les aider.

Aline Boucher, présidente locale, Kamouraska, Syndicat des professionnelles en soins de Québec

Un tiers du personnel en congé de maladie

À Rimouski, un tiers des infirmières du CHSLD sont en congé de maladie ou d’invalidité.

La présidente du syndicat, Nancy Langlais, explique que la surcharge de travail est telle que les infirmières tombent malades les unes après les autres.

Quand ça fait 4-5-6 quarts de travail de 16 heures qu'on fait dans une quinzaine ou dans le mois, on tombe au combat. C'est ce qu'on vit au centre d'hébergement.

Nancy Langlais, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de Rimouski

Elle explique entre autres qu’elle ne voit plus d’affichage de postes depuis deux ans.

De son côté, le Centre intégré de santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent souligne qu'il n'y a pas eu d'interruption de service la nuit à l'hôpital de La Pocatière.

Selon un sondage mené par la FIQ, trois infirmières sur quatre au Bas-Saint-Laurent considèrent qu'elles n'ont pas le temps de bien faire leur travail et 61 % pensent quitter la profession.

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