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Les infirmières pour diminuer le temps d'attente à l'urgence

La présidente de l'Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ), Lucie Tremblay, de passage à Rivière-du-Loup, affirme qu'une meilleure accessibilité aux soins passe par un plus grand nombre d'infirmières praticiennes spécialisées.

Un texte de Sébastien Desrosiers

Des infirmières et infirmiers du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine sont réunis à Rivière-du-Loup aujourd'hui. La présidente de l'OIIQ, Lucie Tremblay, effectue une tournée provinciale.

Il est notamment question de l'étude comparative des urgences du Québec, déposée cette semaine par le Commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois. La province affiche la pire performance du monde occidental en ce qui a trait aux délais d'attente à l'urgence, alors que 35 % des patients y attendent près de 5 heures.

À ce sujet, Lucie Tremblay convient que Québec a déjà fait un pas dans la bonne direction. « Cette année, c'est une année historique puisque les infirmières ont eu le droit de prescrire. On est seulement la deuxième province au Canada qui a obtenu ce droit de prescrire, c'est extraordinaire, dit-elle. Dans la région ici, il y a 80 infirmières qui se sont prévalues de ce droit de prescrire là. C'est une belle façon d'augmenter l'accessibilité aux soins. »

Elle croit toutefois qu'une meilleure accessibilité aux soins passe par un plus grand nombre d'infirmières praticiennes spécialisées.

« Ça fait plusieurs années qu'on le demande, rappelle Lucie Tremblay. Le ministre Gaétan Barrette, quand il s'adresse aux infirmières, il dit que c'est une bonne idée, mais il faut qu'il y ait des actions concrètes. Il faut que les universités reçoivent le mandat de former davantage de ces infirmières spécialisées. »

L'OIIQ vise 2000 infirmières praticiennes spécialisées au Québec d'ici 2024. Il n'y en a que 350 en service présentement.

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