Les engrais biologiques sont de plus en plus populaires auprès des jardiniers amateurs, à un point tel que certains producteurs ont désormais de la difficulté à répondre à la demande.

La vermicultrice Johanne Dubé produit depuis 1991 un engrais à base de fumier de vers de terre à sa ferme Eugénia au Bic. Elle constate une croissance de la demande pour les engrais bio, autant auprès des agriculteurs que des jardiniers du dimanche.

Une petite révolution

À Rimouski, le centre de jardinage Fred Lamontagne a pris le virage biologique. La responsable des cultures en serre, Daniella Ouellet, y voit aussi un avantage pour les travailleurs.

« Depuis une couple d'années, depuis que c'est bio, je souffre pas mal moins au niveau des poumons comparativement à tout ce qui était synthèse et chimique auparavant. Ma santé s'améliore », estime-t-elle.

Cette année, l'équipe du centre de jardinage est particulièrement fière de ses plants. Après de nombreux essais, elle a trouvé un mélange d'engrais qui donne de très bons résultats.

« La plante grossit de façon normale, ce n'est pas une plante qui va être hypertrophiée, qui va croître de façon anarchique », explique Laurent Houle, étudiant en biologie et conseiller en vente chez Fred Lamontagne.

Les mycorhizes, des champignons utilisés entre autres pour la transplantation, sont de plus en plus populaires auprès des consommateurs.

« C'est vraiment les mêmes prix, ça ressemble beaucoup à la farine d'os, l'équivalent de ce qui était anciennement utilisé, les prix sont vraiment semblables. Il n'y a pas de désavantage à prendre de la mycorhize, même côté financier », évalue Laurent Houle.

Avec le temps, les mycorhizes pourraient faire diminuer sensiblement la quantité de pesticides utilisés en agriculture, même si elles sont encore peu utilisées.

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