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Les jurés maintenant séquestrés au procès de Roger Lévesque, à Rivière-du-Loup

Le procès de Roger Lévesque, accusé de contacts sexuels et d'agression sexuelle sur un enfant de moins de 16 ans, est entré dans sa dernière étape aujourd'hui mardi, au palais de justice de Rivière-du-Loup. Les 12 jurés sont séquestrés pour leurs délibérations depuis 10h30.

À peine séquestrés, ils ont demandé au juge si la longueur des délibérations pourrait avoir un impact sur d'éventuels appels sur leur décision.

Ce matin, en donnant ses directives, le juge Simon Ruel a rappelé que la crédibilité des témoignages entendus lors du procès était un enjeu fondamental. Il a fait cette affirmation compte tenu que les versions entendues étaient contradictoires.

Les jurés devront déterminer si l'accusé est coupable ou non des quatre chefs d'accusation qui pèsent contre lui. Les gestes reprochés se seraient produits entre 2014 et 2015.

Lors de son témoignage, Roger Lévesque a nié avoir commis des gestes à caractère sexuel sur la présumée victime. Il a confirmé que celle-ci dormait chez lui cinq nuits par semaine entre juillet 2014 et avril 2015. Il a ensuite affirmé ne l'avoir jamais obligée à coucher dans son lit et qu'elle était libre de choisir où elle voulait dormir. Selon l'accusé, il n'y a rien de mal à dormir dans le même lit qu'un enfant.

Pour sa défense, son avocat a appelé à la barre des proches de l'accusé, dont un neveu et la petite-fille de Roger Lévesque.

Celle-ci a vécu au domicile de l'accusé en 2014 et 2015. La petite-fille de l'accusé a dit avoir connu la victime. Selon elle, la victime dormait souvent dans le même lit que Roger Lévesque à sa résidence.

L'un des neveux de l'accusé est également venu témoigner d'un incident survenu en mars 2015. La victime aurait menacé de révéler qu'elle et Roger Lévesque dormaient dans le même lit, en plus de subir des attouchements de la part de l'accusé. Le neveu lui aurait demandé si les gestes avaient réellement été commis. La victime lui aurait répondu que l'accusé ne lui avait jamais fait d'attouchements.

La procureure de la couronne a tenté de miner la crédibilité des témoins de Roger Lévesque. Selon la procureure, le neveu de M. Lévesque aurait reçu de nombreuses condamnations au cours des dernières années.

L'avocate a également suggéré que la petite-fille de Roger Lévesque ne pouvait pas savoir ce qui se passait dans la chambre de M. Lévesque, la nuit, puisque sa chambre n'était pas située sur le même étage.

Par ailleurs, la Couronne a déposé un plaidoyer de culpabilité de Roger Lévesque, signé le 16 février 2015 dans une autre cause. Dans ce document, il reconnaît avoir eu des contacts sexuels avec un garçon en 2011 à New Richmond.

Rappelons que la procureure de la couronne a terminé sa preuve mardi dernier. Les témoignages de deux des trois témoins se sont déroulés à huis clos.

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