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Les merveilles de l’Est dans l’œil d’un photographe du National Geographic

Un photographe du National Geographic parcourt en ce moment l'est du Québec pour capter ses plus beaux paysages, mais aussi pour partager des portraits forts de gens qui vivent sur le territoire.

Un texte de Laurence Gallant

Le photographe Mathieu Dupuis, originaire de l'Abitibi, prépare un projet colossal pour le compte du National Geographic : rassembler les images les plus spectaculaires de la province, dans un beau livre à vocation touristique, mais aussi humaine et culturelle.

Rencontré au pied du phare de Pointe-au-Père, il raconte avoir été très bien accueilli autant sur la Côte-Nord, qu'en Gaspésie ou que dans le Bas-Saint-Laurent, et que les rencontres fortuites qu'il a faites sur son chemin viennent nourrir son travail de photographe.

Mathieu Dupuis explique vouloir rendre compte de la beauté des paysages, mais aussi du côté humain de chaque région.

Le travail de photographe est en soi très solitaire. Il implique, selon lui, de grands sacrifices, bien que Mathieu Dupuis réalise le rêve de bien des gens : parcourir les plus beaux endroits du monde et les photographier.

Mathieu Dupuis explique que les aptitudes entrepreneuriales sont essentielles pour parvenir à travailler pour de grandes organisations, et arriver à mener de front des projets d’ambition internationale, comme celui-ci.

Coup de cœur sur la Côte-Nord : la Minganie

Mathieu Dupuis est tombé sous le charme du côté sauvage de la Côte-Nord. « Parfois, tu peux arriver dans des endroits et te retrouver seul au monde, l'instant de peut-être 24 heures. Et de sentir que le territoire t'appartient parce que t'es le seul à en profiter. »

Coup de cœur en Gaspésie : le parc Forillon, mais aussi les rivières à saumon

« Le Cap Bon-Ami au lever du soleil, c'est un grand classique, mais parfois, on peut tomber en amour avec des classiques. Et je dirais les rivières à saumon, que j'ai plus explorées cet été », indique Mathieu Dupuis.

Coup de cœur au Bas-Saint-Laurent : les petits villages de bord de mer, et particulièrement le Kamouraska

Mathieu Dupuis a d’ailleurs pu capter des « phénomènes assez spectaculaires » dans les derniers jours au Bas-Saint-Laurent, dont des arcs-en-ciel au coucher et au lever de soleil, notamment au parc national du Bic, au-dessus du pic Champlain.

Celui qui a d'abord appris la photographie argentique affirme que ses photos sont retouchées uniquement pour rendre ce que l'œil nu a pu naturellement percevoir au moment de la prise.

Mathieu Dupuis accumule des images du Québec depuis deux ans pour ce projet, mais son fonds d’archives se base sur un travail de plus de 10 ans.

Le livre sera publié par le National Geographic au printemps prochain.

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