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Les Métis de la Gaspésie à la recherche d'une reconnaissance

L'arrêt Daniels rendu par la Cour suprême du Canada le printemps dernier a eu pour effet de faire doubler le nombre de membres en règle de la communauté métisse de la Gaspésie. Mais dans la péninsule, le groupe est encore loin d'une reconnaissance officielle d'Ottawa.

Un texte de Jean-François Deschênes avec la collaboration de Pierre Cotton

Le jugement de la Cour suprême a eu pour effet d'attirer de nouveaux adhérents dans la communauté gaspésienne, qui sont passés de 4200 l'an dernier à 9000 cette année.

En avril 2016, un jugement de la Cour suprême du Canada reconnaissait aux Métis et aux « Indiens non inscrits » la possibilité de négocier avec le gouvernement fédéral les droits dont ils pourront se prévaloir. 

Le grand chef de la Nation métisse autochtone de la Gaspésie, Bas-Saint-Laurent et Îles-de-la-Madeleine, Benoit Lavoie, croit que cette décision reflète l'image d'une organisation solide.

Toutefois, l'organisation gaspésienne n'a pas encore de reconnaissance officielle. La communauté métisse espère obtenir un statut en soutenant la cause.

Cause d'Éric Parent

Par ailleurs, l'organisation souhaite qu'Ottawa finance le cas d'un des ses membres accusé de pêche illégale de la plie, Éric Parent. Ce dernier plaide le droit ancestral.

Mais le procureur fédéral, Me Denis Lavoie, s'y oppose et maintient que la cause d'Éric Parent n'est pas d'intérêt public.

Les procureurs de la communauté métisse et du Directeur des poursuites pénales du Canada dans le dossier espèrent que le juge de la Cour supérieure du Québec entendra l'affaire d'ici Noël.

Si le juge donne son aval au financement, la cause d'Éric Parent pourrait éventuellement se retrouver jusqu'en Cour suprême.

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