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Les motoneigistes au paradis, bien que des craintes se profilent

La neige et le froid font le bonheur des nombreux motoneigistes dans l'Est du Québec. Une ombre se dessine pourtant au tableau, alors que les agriculteurs menacent de bloquer l'accès à leurs champs.

D'après un reportage de Patrick Bergeron.

Les agriculteurs veulent ainsi mettre la pression sur le gouvernement provincial dans le cadre des négociations pour la réforme du programme de crédit de taxes foncières agricoles.

Pendant ce temps, plusieurs clubs de motoneigistes font le plein de nouveaux membres et les commerçants voient leurs ventes de motoneiges grimper en flèche.

Par ailleurs, au cours des derniers jours, de nombreux amateurs des Maritimes et des États-Unis ont été vus dans les sentiers de l’Est du Québec.

C'est vraiment un départ canon.

Jacques Deschênes, président du Club sportif populaire du Bas-Saint-Laurent

« Hier, on a rencontré des gens de la Nouvelle-Écosse qui habituellement arrivent plus tard dans la saison et ce matin, il y avait 10 personnes du Nouveau-Brunswick qui étaient à l'Hôtel Rimouski », se réjouit Jacques Deschênes, président du Club sportif populaire du Bas-Saint-Laurent.

Cette frénésie se ressent aussi dans les commerces de la région, avec des ventes qui sont en hausse.

J'ai pas loin d'une soixantaine de machines de vendues à moi tout seul.

Robin Tremblay, directeur commercial de Mini Mécanik Sports

Contrairement aux dernières années, ce sont surtout des personnes de 35 ans et plus, plutôt que dans la vingtaine, qui font l'acquisition d'une motoneige.

« Tu vois que la clientèle, c'est des nouveaux acheteurs ou […] ils avaient des machines avant et reviennent à la motoneige », affirme le directeur commercial de Mini Mécanik Sports, Robin Tremblay.

Terres bloquées?

Toutefois, plusieurs craignent de voir des agriculteurs bloquer l'accès à leurs terres, où passent plusieurs sentiers. L'Union des producteurs agricoles du Québec envisage d'utiliser ce moyen de pression dès le 1er février, si les négociations avec Québec sur la réforme du programme de crédit de taxes foncières agricoles n'avancent pas.

Certains agriculteurs avaient utilisé ce moyen de pression en 2010. À ce moment, ils voulaient forcer le gouvernement à modifier les règles de l'assurance stabilisation des revenus agricoles de la Financière agricole.

Les gens qui ont planifié des sorties ou des réservations dans les hôtels ou des parcours, c'est sûr qu'avec cette épée de Damoclès, ça amène de l'incertitude.

Jacques Deschênes, président du Club sportif populaire du Bas-Saint-Laurent

Une rencontre est d’ailleurs prévue mardi soir entre l'UPA du Bas-Saint-Laurent et les directions des différents clubs de motoneigistes de la région, pour traiter de ce dossier.

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