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Les paramédics souhaitent négocier avec le ministre Barrette

Les syndicats du secteur préhospitalier accusent le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de s'être retiré des négociations en vue de leur nouvelle convention collective, ce qui fait en sorte qu'ils doivent négocier au plan régional plutôt qu'à l'échelle provinciale. Ils lui demandent de se rasseoir à la table des négociatoins. 

Un texte de Richard Lavoie avec la collaboration de Sébastien Desrosiers

Comme ce sont des entreprises privées ou des coopératives qui engagent les ambulanciers, et non pas les hôpitaux ou les CISSS, les syndicats affirment que le ministre Barrette leur demande de négocier directement avec elles.

Les ambulanciers déplorent que leur profession ne soit toujours pas reconnue au même titre que les autres professions du domaine de la santé, ce qui les empêche, selon eux, de négocier directement avec Québec.

Priorité sur les horaires de faction 

Le dossier des horaires de faction, notamment, fait partie des dossiers qui doivent être réglés au plus vite, selon le président du Syndicat des paramédics du Bas-Saint-Laurent, Marc Cloutier. 

Les ambulanciers de plusieurs coins du Bas-Saint-Laurent sont soumis aux horaires de factions, ce qui signifie qu'ils sont sur appel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et ce, une semaine sur deux.

M. Cloutier soutient que ce type d'organisation peut causer des délais d'intervention qui pourraient s'avérer désastreux pour les patients.

« C'est l'hiver, tu es dans la douche. Il fait moins 25, tu reçois un appel. Tu t'essuies en vitesse avec les cheveux pleins de savon et tu t'en vas faire l'appel », illustre-t-il. 

Sans compter, dit-il que les parents qui ont des enfants doivent avoir une gardienne à la maison « au cas où tu reçois un appel ».

Certaines régions sont toutefois plus avantagées que d'autres, comme à Rimouski, où les ambulanciers ne sont pas assujettis aux horaires de faction.

La convention collective des ambulanciers du Québec est échue depuis le 31 mars 2015.

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