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Les préfets: le nouveau pouvoir politique régional au Bas-Saint-Laurent

L'essentiel du pouvoir régional sera dorénavant entre les mains des préfets du Bas-Saint-Laurent. 

Sans tambour ni trompette, les huit municipalités régionales de comté (MRC) de la région ont approuvé la mise sur pied de deux structures qui donneront une voix politique au Bas-Saint-Laurent et qui seront appelées à succéder à la Conférence régionale des élus, dont l'abolition a été annoncée en 2014 par le gouvernement Couillard.

Le Forum de concertation bas-laurentien

Le premier de ces organismes est le « Forum de concertation bas-laurentien ». Sa composition est presque une copie conforme de l'ancienne Conférence régionale des élus. La grande différence, c'est qu'il s'agit d'un organisme consultatif et non décisionnel. Il est composé de 27 membres.  Son budget est beaucoup plus modeste que celui de la CRÉ:  60 000 $ contre 2 000 000 $. Jusqu'ici, ses membres ont tenu deux rencontres.

Le Collectif régional de développement

Le second organisme est le « Collectif régional de développement ». Il est composé des préfets des huit MRC du Bas-Saint-Laurent et détient le pouvoir décisionnel quant à l'affectation des budgets. 

Le préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, Francis Saint-Pierre, a été élu président des deux organismes. Il estime que la région regagne un pouvoir qu'elle aurait autrement perdu avec l'abolition de la CRÉ.

La nouvelle réorganisation du pouvoir régional fera toutefois des perdants. Deux organismes communautaires qui siègeaient à la table de la Conférence régionale des élus n'ont pas été invités par les maires à représenter la société civile au nouveau Forum de concertation bas-laurentien. Il s'agit de la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent et du Mouvement Action communautaire. 

Le préfet Saint-Pierre explique que ce sont les élus qui ont choisi, par vote, les représentants de la société civile. Il insiste pour dire que l'absence d'un groupe ne signifie aucunement que les maires et préfets ne s'intéressent pas à une question. L'important, dit-il, c'est que « la porte ne sera fermée pour personne » et que les élus seront à l'écoute de tous les groupes si une question les touche directement ou non.  

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