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Les producteurs de grains sont inquiets pour la stabilisation des revenus agricoles

Une décision imminente de la Financière agricole du Québec pourrait mener à l'abolition du programme d'Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA). La décision pourrait être prise dès le 1er juillet et les producteurs de grains du Québec sont particulièrement inquiets de cette perspective.

Un texte de Brigitte Dubé

Les producteurs ont interpellé le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, à ce sujet cette semaine.

Selon Firmin Paquet, président des producteurs de cultures commerciales de l'Est du Québec, les producteurs ont besoin de l'ASRA pour se protéger contre les fluctuations des prix du marché et des coûts de production.

Il indique que les producteurs de grains seront les premiers touchés par cette abolition puisque les grains sont la base de la nourriture des animaux. Il rappelle que l'ASRA a déjà subi des compressions.

M. Paquet dénonce l'attitude de Québec qui force les producteurs à choisir entre l'ASRA et Agri-Québec.

Selon l'Association des producteurs de grains, 61 % des producteurs de soya et 55 % des producteurs de maïs-grain ont accepté de renoncer à l'ASRA pour pouvoir accéder aux programmes Agri-Québec; ce qui a pour effet de diviser les producteurs.

M. Paquet affirme que le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, est sourd aux demandes des producteurs. « Ça fait deux ans qu'on essaie d'amener des solutions. Malheureusement, le ministre demeure toujours muet », déplore-t-il.

Le président des producteurs de cultures commerciales de l'Est du Québec explique que l'Assurance stabilisation est la base du développement de l'agriculture au Québec. « Quand les prix mondiaux baissent, cet outil-là nous permet de passer à travers, de lutter à armes égales avec les États-Unis et l'Europe qui sont très subventionnés », mentionne-t-il.

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