Le printemps froid et les précipitations abondantes au début de l'été ont compliqué l'ensemencement dans les champs de l'Est du Québec. À certains endroits, les plantes ont eu du mal à pousser et certaines cultures ont pris du retard, une situation qui demande plus de travail aux agriculteurs et qui pourrait entraîner la perte d'une partie des récoltes.

Aux endroits où l'eau s'est accumulée dans les champs, les semences ont pourri ou n'ont tout simplement pas pu être mises en terre.

« Il y a des champs qu'on a semés très tard où on n'a pas pu implanter de céréales parce qu'il était trop tard, on a semé autre chose », indique Denis Brillant, producteur agricole. « Le printemps frais, on a été en bas des normales, ça a eu une influence, mais le rendement pour les champs qui ont pu être semés devrait être de très bon à acceptable. »

Pour les pommes de terre, certains producteurs ont pris du retard, ce qui pourrait entraîner des pertes.

« Ce qui a été planté plus tôt ça va bien, mais le 30% qui a été planté en dernier est encore à risque, il n'y a rien de gagné », estime Luc Bérubé, agronome et producteur agricole. Il aurait besoin d'un automne frais et d'un peu de pluie pour que ses pommes de terre grossissent suffisamment.

Pour le maïs sucré, la situation est moins grave qu'anticipée. Malgré tout, les précipitations abondantes causent des ennuis aux agriculteurs.

« Quand tu as des manques, souvent tu vas faire deux épis sur un plan donc généralement le deuxième épi ne sera pas commercialisable, il va rester toujours trop petit », explique-t-il.

Même constat sur la Côte-Nord, les précipitations abondantes ont fait pourrir une partie des récoltes de fraises et les framboises sont en retard.

Josée Picard, propriétaire des Jardins de Gallix, a dû faire chauffer ses serres pour protéger ses tomates.

« Ce sont des coûts encore. D'habitude je ne commence jamais à chauffer avant la fin août », dit-elle. « Là je n'ai pas le choix avec l'humidité qui a toujours dans l'air.Je ne mets aucun produit sur mes tomates, ça fait que c'est la moisissure qui va prendre le dessus avec l'humidité le feuillage et tout ça. »

Dans l'ensemble les récoltes devraient être bonnes dans l'Est du Québec. La situation est plus problématique pour les terres argileuses qui retiennent mieux l'eau et certains producteurs doivent composer avec les orages isolés des derniers jours.

D'après les informations de Louis Lahaye Roy

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