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Les régions hôtesses du Congrès mondial acadien 2014 poursuivent leur coopération

Le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, le Témiscouata et le Maine coopèrent pour faire avancer certains dossiers depuis le Congrès mondial acadien 2014.

Lundi, jour de la fête de l'Acadie, des gens du Maine et du Témiscouata se rendront à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, pour un tintamarre. Depuis la tenue du Congrès mondial acadien (CMA), en 2014, chaque région organise l'événement à tour de rôle. L'année dernière, il avait eu lieu à Dégelis, au Québec.

La célébration se veut un symbole du rapprochement entre les trois régions hôtesses du CMA. L'application pratique a été confiée à un comité composé d'une quarantaine de membres provenant des sphères politique et économique. C'est l'un des legs les plus importants des festivités acadiennes de 2014.

Des progrès timides, mais tout de même certains

Comme l'organisme n'existe que depuis un an et demi, il n'y a pas encore eu de grand dossier mené à terme. Cependant, un projet de débarcadère ferroviaire fait l'objet d'une étude.

« Il y a toute sorte de démarches qui se font. On saura plus tard cette année si c'est faisable ou non, mais le fait qu'on ait identifié un projet concret, qui peut nous rassembler, ce serait très bénéfique d'un côté économique », indique Lise Ouellette.

Faute de grands projets, il serait faux de croire que les liens tissés avant, pendant et après le CMA n'ont pas porté fruit. Ces derniers mois, la municipalité de Madawaska au Maine a commencé à publier certains documents en français afin de répondre aux demandes touristiques et locales. De plus, des spectacles d'artistes francophones qui attiraient auparavant une soixantaine de personnes sont maintenant fréquentés par quelques centaines d'admirateurs.

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À Edmundston, les Brasseurs du Petit-Sault offrent maintenant une bière totalement produite avec des ingrédients locaux.

Pour Ginette Bégin, copropriétaire de la fromagerie Le Détour, au Témiscouata, ces accomplissements plus modestes sont la preuve que les grandes entreprises ne sont pas les seules à pouvoir bénéficier du rapprochement.

Grâce à des rencontres tenues en marge du CMA, Mme Bégin a commencé à vendre ses produits aux États-Unis. C'est une initiative qu'elle avait laissé tomber après des tentatives infructueuses.

« Ce rapprochement des régions a permis un rapprochement des individus qui y habitent », ajoute Ginette Bégin.

Il est encore trop tôt pour évaluer la portée réelle de cette nouvelle collaboration interrégionale. Cependant, une chose est certaine, l'intérêt et l'optimisme sont au rendez-vous.

D'après le reportage de Mathieu Dumulon

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