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Les résidents de St-Alphonse inquiets de l'écoulement de lixiviat dans la nature

Le lieu d'enfouissement technique (LET) des déchets de Saint-Alphonse-de-Caplan produit des milliers de litres de lixiviat qu'il faut traiter tous les jours dans des bassins d'aération. Puis, les liquides retournent dans la nature. Une étude vient d'être commandée pour connaître les impacts environnementaux de ces écoulements.

Le lixiviat s'écoule dans la Petite rivière Saint-Siméon qui, à son tour, se jette dans la mer.

Les gestionnaires assurent que les rejets respectent les normes, mais, devant les pressions populaires, ils ont demandé à la firme Pesca Environnement d'échantillonner l'eau en amont et en aval du LET afin de mesurer la composition biochimique de l'eau rejetée dans la nature.

Déjà, les boues de forages d'exploration d'hydrocarbures provenant de Gaspé ne sont plus acceptées au site.

Le maire de Saint-Alphonse, Gérard Porlier, veut se faire rassurant.

Une bombe environnementale?

Bien que les citoyens et les groupes environnementalistes se disent satisfaits de l'étude en cours, ils demeurent inquiets des impacts de ces écoulements à long terme sur l'environnement.

Selon Bertin St-Onge, un résident impliqué en environnement, des BPC et des produits chimiques se retrouvent dans l'environnement, dans la nappe phréatique et certains cours d'eau.

Bertin St-Onge demande qu'on fasse plus et que le LET investisse ses surplus, environ 250 000 dollars en 2015, pour mieux filtrer les rejets.

Le système de traitement du lixiviat cessera de fonctionner pour les six prochains mois durant l'hiver. Mais, ce que les gens appellent dédaigneusement « jus de poubelles » sera entreposé temporairement.

Les citoyens et les environnementalistes attendent les résultats des analyses de Pesca qui seront dévoilés au début de décembre.

D'après un reportage de Pierre Cotton

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