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Levée de boucliers des manufacturiers du Kamouraska face à la concurrence chinoise

Plusieurs représentants du secteur manufacturier lié au transport de matériel roulant et des élus du Kamouraska se sont rassemblés lundi matin pour montrer la nécessité que Québec et Ottawa exigent du contenu local dans les appels d'offres canadiens, pour pouvoir faire face à la concurrence internationale.

Le texte de Laurence Gallant

Le pdg de Graphie 222 de La Pocatière, Bruno Morin, estime que son entreprise est directement touchée par la perte de contrats au profit de la Chine, à l'instar des 850 emplois qui sont reliés à l'industrie manufacturière en transport de matériel roulant dans le Kamouraska.

Les représentants du secteur manufacturier ont voulu rappeler que la semaine dernière, le premier ministre Couillard a affirmé que la clause d'une exigence de contenu local et canadien ne figure pas dans le contrat du Réseau électrique métropolitain de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Bruno Morin croit que l'expertise locale a tout à perdre face aux décisions prises par la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui gère le projet du Réseau électrique métropolitain.

Les députés Bernard Généreux et Norbert Morin, le préfet de la MRC Yvon Soucy et le maire de la Pocatière Sylvain Hudon, étaient présents en appui à cet appel qui se doit selon eux d'être écouté, pour la survie des entreprises et de l'expertise locales.

Pour sa part, Sylvain Hudon estime que la Caisse de dépôt doit davantage baser ses décisions sur les éventuelles retombées économiques régionales, plutôt que sur l’unique rendement d’un projet.

L’absence de contenu local exigé dans le contrat du REM s’ajoute à l’annonce de l’octroi à une compagnie chinoise d’un contrat de 103 millions de dollars de l’AMT, d’abord promis à l’entreprise Bombardier.

 

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