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Listuguj : les Micmacs lèvent leur siège à Pointe-à-la-Croix

Les travailleurs forestiers de Listuguj ne bloquent plus l'accès principal à l'usine GDS de Pointe-à-la-Croix.  Ils on levé leur siège en fin de journée mercredi.

Un texte de Joane Bérubé

Les travailleurs micmacs ont obtenu les permis qu'ils réclamaient.  Les discussions sur le renouvellement de l'entente entre le ministère des Forêts et la communauté sur l'exploitation forestière se poursuivront au cours des prochaines semaines. 

La communauté micmaque demandait au gouvernement du Québec de lui octroyer les permis nécessaires pour que les travailleurs forestiers de la communauté puissent continuer de vendre leur bois à la scierie comme c'était le cas au cours des années passées.

L'usine de GDS ne pouvait plus acheter le bois de Lustiguj puisque Québec considérait qu'il était coupé illégalement, faute d'entente. 

L'accord, qui lie Québec à Lustiguj sur l'exploitation forestière, a été conclu en 2005 pour une période de 10 ans et est échu depuis un an.  Le chef du conseil de bande, Darcy Grey, souhaitait que les permis soient délivrés en attendant la conclusion d'un accord.

Pour diverses raisons, les parties n'avaient pas pu jusqu'à maintenant discuter entre elles sur les conditions de la reconduction.  Une première rencontre téléphonique a eu lieu mercredi en fin d'après-midi ce qui a permis de dénouer l'impasse.  

Les pourparlers seront maintenant engagés pour parvenir à une entente à long terme entre la communauté et le gouvernement du Québec.

Des discussions à venir

Selon les Micmacs, le point d'achoppement des négociations concerne surtout les redevances que doivent les travailleurs sur le bois coupé. Aux yeux de Québec, Listuguj doit déjà près de 2 millions de dollars en redevances. Le conseil de bande estime qu'il s'agit d'une forme de taxation qui n'a pas lieu d'être en vertu de leurs droits ancestraux.

Le directeur de la gestion des forêts de la Gaspésie et des Îles au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Marc Lauzon, explique que l'entente comporte plusieurs éléments.  « Certaines choses doivent être clarifiées avec la communauté », indique Marc Lauzon. Selon le porte-parole du ministère, la planification, la reddition de compte, l'encadrement, le suivi et le contrôle sur le terrain ainsi que les redevances font aussi partie des éléments à débattre.

Le ministère assure qu'il veut maintenir la paix sociale et favoriser le développement des activités économiques de la communauté.

 Avec les précisions de Léa Beauchesne

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