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Loi sur les hydrocarbures : un BAPE est possible, croient des élus

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, se dit déçu du fait que le projet de Loi sur les hydrocarbures, déposé plus tôt cette semaine, n'apporte pas de moyens concrets pour développer l'énergie renouvelable, dont l'éolien. Cependant, il croit à première vue que la Loi ouvre la porte à la tenue d'un Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE).

« Je vois, dans la commande du gouvernement à Hydro-Québec, déjà de plancher sur un prochain mégaprojet de barrage hydroélectrique après la Romaine, s'étonne-t-il. Je trouve ça incohérent un peu. On dit qu'il y a des surplus. »

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Un élément semble positif selon le député. « Il semble que la loi ouvre la porte à un BAPE en milieu urbain, ce qui est une bonne nouvelle », juge-t-il.

M. Lelièvre craint que Pétrolia soit tentée de faire de la fracturation si jamais elle décide de se lancer dans un projet d'exploitation à son puits Haldimand numéro 4. Un BAPE serait alors nécessaire.

Un gain significatif, selon le maire de Gaspé

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, abonde dans le même sens. Il croit que le gouvernement s'est rangé aux arguments de la Ville de Gaspé en assujettissant tout futur projet d'exploitation d'hydrocarbures au processus d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement, qui mène habituellement à un BAPE.

Néanmoins, plusieurs autres questions demeurent en suspens, selon le maire Côté, comme la fracturation.

Daniel Côté souhaite aussi plus de pouvoirs pour régir le développement d'hydrocarbures sur leur territoire, ce qui ne figure pas au projet de loi actuel.

Gaspé compte aussi faire valoir l'importance de prévoir des retombées économiques locales et milite toujours pour la création d'un technocentre des hydrocarbures.

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