Retour

Lutter contre le cynisme en jouant aux parlementaires

Ils ont entre 18 et 25 ans, et ont décidé de passer une partie du congé des Fêtes sur les banquettes de l'Assemblée nationale. Les participants au Parlement Jeunesse découvrent les rouages de la vie parlementaire, alors que l'année 2016 a été marquée par des secousses dans le monde politique, avec l'élection de Donald Trump et le vote sur le Brexit.

La Septilienne Sandrine Jouis, qui en est à sa troisième participation à l’événement, voit cette simulation parlementaire comme un outil pour renouer le lien de confiance entre les jeunes et les institutions politiques.

« Je pense que le parlement jeunesse du Québec, c’est justement une belle façon de mettre le cynisme de côté, et de pouvoir discuter avec des gens qui ont des idées qui nous rejoignent », soutient-elle.

J’ai encore confiance en nos institutions. Je trouve que la démocratie québécoise, malgré ses défauts, permet de faire avancer beaucoup de choses.

Philip-Antoine Breau, participant au Parlement Jeunesse du Québec

Un système qui a ses limites

L’exercice a toutefois permis aux participants de réfléchir aux limites actuelles du système politique québécois.

« Un projet de loi est présenté, ensuite il est amendé, mais au final c’est sûr qu’il ne fera pas l’unanimité auprès de tous et de toutes. Toutefois, le processus nous permet aussi de voir à quel point en travaillant en commission ensemble, et en prenant les points de vue des différents participants, on mène le projet de loi plus loin », explique Sandrine Jouis.

Il y a des limites c’est certain. La représentativité n’est jamais parfaite.

Sandrine Jouis, participante au Parlement Jeunesse du Québec

À 18 ans, le Rimouskois Philip-Antoine Breau participe au Parlement jeunesse pour la première fois. « En tant que simple député, j’ai un rôle de parole moins important que les ministres, mais ça fait partie de la hiérarchie qu’on doit respecter […] J’ai deux minutes d’alloué chaque fois que je parle, mais je trouve que c’est assez pour faire passer mon message », affirme-t-il.

De son côté, Caroline Turbout est originaire de France, mais étudie au Cégep de Matane. Elle prend part à la simulation comme photographe. « On se rend compte que dans les parlements européens, on a tendance à être plus hargneux, tandis qu’au parlement québécois il y a tout un décorum très intéressant à suivre en général. Les deux se valent et c’est très intéressant de regarder les deux », remarque l’étudiante.

Au total, une centaine de jeunes participent à cette simulation parlementaire, qui se poursuit jusqu’au 30 décembre à Québec.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Ce husky n'arrête pas d'éternuer!





Rabais de la semaine