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Maison d'aide pour les femmes violentées à la recherche de financement

La maison de deuxième étape de Matane, l'Entre-Temps, destinée aux femmes et enfants victimes de violence conjugale, lance une campagne de financement auprès des entreprises. L'objectif : récolter 65 000 $ par an. 

Un texte de Jean-François Deschênes

Selon la coordonnatrice, Michèle Cody, l'argent permettra de financer l'entretien général de l'endroit et d'assurer des activités pour aider les femmes en difficulté à briser le cycle de la violence et à se reprendre en main.

« L'Entre-Temps ce ne sont pas que des logements offerts, c'est un milieu de vie, c'est un milieu d'apprentissage où on donne des activités spécialisées aux femmes. »

Le centre a ouvert ses portes il y a deux ans, au coût d'un million et demi de dollars, et ne dispose pas de financement récurrent pour son administration. Le prix du loyer correspond à 25 % du revenu de la résidente, le reste est subventionné. De cette façon, L'Entre-Temps arrive tout juste à payer l'hypothèque.

L'Entre-Temps offre six logements complets sécurisés, où des femmes de partout au Québec peuvent demeurer pour un maximum de deux ans.

Le centre est une installation complémentaire à un autre lieu d'hébergement à Matane appelé la Gigogne. Il s'agit d'un endroit où les femmes et enfants victimes de violence conjugale peuvent trouver refuge en cas d'urgence.

Réapprendre à vivre

Annie (non fictif) a choisi de quitter son conjoint après une quarantaine d'années de vie commune. Elle a d'abord séjourné à la Gigogne et a pu avoir un appartement à l'Entre-Temps cet automne.

Elle dit n'avoir jamais été battue, mais la violence psychologique était bien présente dans son couple selon elle. Aujourd'hui, Annie réapprend à vivre.

Selon Michèle Cody, il existe 11 maisons de deuxième étape au Québec. L'Entre-Temps est la seule du Bas-Saint-Laurent. Il en existe aussi une à Maria, en Gaspésie, et une autre à Baie-Comeau, sur la Côte-Nord.

Selon elle, une femme sur trois sera victime à un jour ou l'autre de violence conjugale.

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