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Manifestation à Baie-Trinité pour la réintégration d'une employée de la municipalité

Une centaine de personnes ont manifesté mardi lors de la séance du conseil municipal de Baie-Trinité pour demander la réintégration de Caroline Lamarre.

Cette employée de la municipalité ne travaille plus depuis qu'elle a dénoncé les agressions sexuelles du maire Denis Lejeune à son endroit en 2013.

Les manifestants présents étaient des membres du Syndicat canadien de la fonction publique de Baie-Comeau, Sept-Îles, Saguenay, Québec et Montréal, des représentants du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Baie-Comeau et du Regroupement des femmes de la Côte-Nord.

Depuis 2013, Caroline Lamarre ne peut plus se rendre sur son lieu de travail, en raison d'une limitation fonctionnelle en santé et sécurité au travail, qui stipule qu'elle ne peut pas se trouver en présence de son agresseur.

La conseillère syndicale au SCFP, Charlaine Sirois, est venue défendre les droits de l'employée.

Le maire absent

L'avocat de Caroline Lamarre, Steve Bargoné, était aussi présent. Il croit que la municipalité peut réintégrer sa cliente, même si le maire est toujours en fonction.

« Ce dossier-là ne fait pas de sens. Et on a vu par la réponse du conseil municipal qu'ils sont complètement déroutés, désarmés et qu'ils s'en remettent au juridique dans ce dossier-là, alors que pour nous c'est tellement un dossier évident », déclare-t-il. 

Denis Lejeune n'était pas présent à la séance publique du conseil municipal de Baie-Trinité qui a été suspendue, en raison de la manifestation trop bruyante.

Les autres élus ont dit ne pas pouvoir réintégrer Caroline Lamarre.

Rappelons qu'un grief a été déposé par le syndicat de la victime contre la municipalité et que Denis Lejeune porte en appel le verdict de culpabilité prononcé en juillet 2015.

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