Des manifestants ont bravé le froid et marché dans les rues de Sainte-Anne-des-Monts pour demander à Québec de cesser les compressions en santé. Si l'organisation espérait des centaines de protestataires, c'est plutôt quelques dizaines qui ont répondu à l'appel.

Pour la quarantaine de manifestants, les compressions imposées par le gouvernement Couillard sont improvisées et nuisent aux services en région.

La vice-présidente de la CSN nationale, Véronique De Sève, demande un moratoire pour l'implantation d'Optilab, le projet de centralisation de certaines analyses médicales dans des laboratoires des hôpitaux régionaux. Pour elle, transporter des échantillons sur des centaines de kilomètres est inacceptable pour une région immense comme la Gaspésie. « Pour des grandes distances comme ça, pour une question d’argent pour optimiser son travail, on ne peut pas faire ça pour la santé des gens. » dit-elle.

Et pour une région comme la Gaspésie qui vit une situation particulière de grandeur de territoire, on doit maintenir des services de proximité.

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN nationale

Le président de la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie, Steve Ouimet, craint aussi que les projets de centralisation fassent perdre des emplois importants à la région « C’est énormément d’argent qui sort de la région. »

C’est des emplois qui sont perdus. C’est des gens qui doivent déménager pour suivre leur emploi

Steve Ouimet, président, Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie

Faible participation

L'organisation espérait des centaines de protestataires, à peine quarante ont répondu à l'appel.

Le président du Conseil central Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Jacques Mimeault, explique entre autres que la route 132, coupée dans le secteur de La Marte, a empêché les autobus en provenance de Gaspé de se rendre à la marche de Sainte-Anne-des-Monts.

Mais il est conscient aussi que la population n'a pas répondu à l'appel à la mobilisation comme il l'aurait souhaité. « Si les travailleurs et travailleuses ne sentent pas la population derrière eux, eux ils ne pourront pas à eux seuls arrêter ces changements-là. C’est ça qui est important. Et la mobilisation des élus aussi est essentielle. »

Il rappelle aussi qu'au cours des deux dernières années, le CISSS de la Gaspésie a dû faire face à plus de 20 millions de dollars en compression.

D'autres manifestations sont prévues dans les prochains mois.

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