Québec accorde 125 000 $ pour l'élaboration d'un plan de développement de la zone industrialo-portuaire de Matane.

Ce plan comprendra, entre autres, le repérage des marchés potentiels et l'élaboration de stratégies pour attirer des investisseurs. Selon le maire, certains éléments qui pourraient permettre à Matane de se positionner par rapport aux autres seront étudiés.

À lire aussiMatane et Gaspé nommées zones industrialo-portuaires: les maires se réjouissent

« Nous allons regarder si le rail au quai est encore l'élément le plus pertinent, indique le maire de Matane, Jérôme Landry. Est-ce qu'on doit augmenter l'aire entreposage près du quai ou sur le quai? Avoir une plus grande fluidité entre le port et le parc industriels? Des équipements spécialisés pour charger les bateaux plus rapidement et à moindre coût? »

Le ministre délégué aux Affaires maritimes et responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Jean D'Amour, confirme que des projets sont envisagés à Matane. La vie maritime représente l'avenir de l'économie du Québec, selon lui.

Ce qu'on veut, c'est de l'activité économique en région, c'est davantage de transport maritime courte distance. On veut que nos entreprises fabriquent, mais exportent.

Jean D'Amour en convient, il faut d'abord assurer la pérennité du quai, dont la durée de vie est limitée. Les installations 30 millions de dollars pour êtr emis à niveau. Le quai n'a plus que huit ans de vie devant lui.

Ottawa a déjà annoncé son intention de se départir du quai. Jean D'Amour ne ferme pas la porte à l'acquérir.

« S'il n'y a pas de contrepartie financière, le Québec a plus ou moins d'intérêt, prévient-il. Dans la mesure où le fédéral est prêt à discuter avec nous, on est d'accord pour le regarder. »

De son côté, Jérôme Landry indique qu'une rencontre est prévue début juin avec le ministre des Transports, Marc Garneau.

« On veut avoir un message clair du fédéral, insiste-t-il. Est-ce que le processus de la cession des ports est encore prévu pour Matane? Si oui, le signal qu'on vient de recevoir du ministre D'Amour selon lequel Québec regarde la possibilité d'acquérir le quai est extrêmement rassurant. C'est un en jeu qu'il faut régler à très court terme. »

Projets matanais

Québec a prévu une enveloppe de 300 millions de dollars pour les projets développés par les 16 zones portuaires.

Ce ne sont pas les projets qui manquent dans la tête de l'entrepreneur Paul Gauthier. Ses entreprises comptent sur le quai pour exporter par exemple, des maisons préfabriquées dans le Grand Nord.

Mais le problème, c'est l'espace pour travailler près du quai. Il n'y en a pas.

La solution pour monsieur Gauthier : permettre la construction de gros matériaux dans le parc industriel. L'entrepreneur doit traverser la route 132 jusqu'au port, avec de la marchandise, un véritable casse-tête, selon lui.

Le directeur de Tembec Matane, Eric Gendreau, utilise le quai pour exporter sa pâte à papier en Europe et en Chine. Ce dont il a besoin, c'est qu'on lui assure la pérennité du quai.

« Si on n'est pas capable de prendre le port ici à ce moment-là, il faut aller vers d'autres voies. Soit des ports dans d'autres provinces ou à Montréal. » Ce qui aura un impact sur la rentabilité de l'usine précise-t-il.

D'après les informations de Jean-François Deschênes

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine