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Matane et Saint-Luc : des citoyens demandent la défusion

Un groupe de citoyens demande que le village de Saint-Luc, maintenant fusionné à Matane, redevienne une municipalité autonome. Le regroupement entre les deux municipalités a eu lieu en 2001.

Un texte de Joane BérubéTwitterCourriel

Le citoyen de Saint-Luc, Victor Murray, à l'origine de cette initiative, estime que la fusion coûte toujours très cher aux habitants du village de près de 1000 habitants. Les résidents de Saint-Luc ont dû, entre autres, payer pour le raccordement au réseau d'alimentation en eau potable de Matane.

Une première rencontre d'information, qui s'est tenue mercredi soir, a attiré une centaine de personnes. Plusieurs personnes se sont inquiétées des coûts d'une éventuelle défusion, indique M. Murray.

Pour ce dernier, la véritable question réside toutefois dans les coûts associés au statu quo. « Si on ne défusionne pas, croit M. Murray, il faut se préparer à payer à Saint-Luc. Ici, les maisons sont surévaluées et le taux d'évaluation est autour de 1,24 $, c'est comme à Matane, mais si on le compare à Saint-Ulric ou à Sainte-Félicité, eux, sont en bas de 1 $. »

Victor Murray invite la population à signer une pétition qu'il entend déposer à l'Assemblée nationale.

Incompréhension à l'Hôtel de Ville

De son côté, le maire de Matane, Jérôme Landry, dit ne pas comprendre la motivation du groupe de citoyens qui souhaite la défusion de la municipalité de Saint-Luc. Selon lui, l'autonomie, qu'il qualifie de « beau rêve », coûterait encore plus cher aux citoyens.

Jérôme Landry estime que le regroupement est aussi une réponse aux compressions vécues par les municipalités et aux nouvelles responsabilités que le gouvernement leur impose. « C'est, souligne le maire de Matane, une façon un peu sournoise de nous obliger à nous regrouper, soit pour partager le coût des services ou même carrément fusionner entre municipalités parce qu'on n'est plus capables de gérer les finances de façon correcte, parce que c'est devenu trop lourd. C'est comme ça que de petites municipalités se retrouvent à payer des comptes de taxes aussi élevés que la Ville de Matane, mais sans les services. »

Le maire ajoute toutefois que la Ville va encourager et donner un coup de main au projet de coopérative qui a été mis en branle dans la communauté de Saint-Luc. Pour sa part, le préfet de la MRC de la Matanie, André Morin, considère que les temps commandent de se serrer les coudes plutôt que de se séparer.

En 2004, un référendum sur la possibilité de la défusion s'était soldé par un refus.

Avec la collaboration de Brigitte Dubé

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