Retour

Mathieu Lapointe défie les pronostics des médecins

Mathieu Lapointe de Matane revient de loin. Après un accident au Guatemala, il ne pouvait plus marcher ni parler. Le jeune homme de 26 ans contredit aujourd'hui les médecins qui lui ne lui donnaient pratiquement aucune chance de réhabilitation.

Les exercices qu'il s'impose sont nombreux: il pratique la marche et la natation. Christine Gardner, une de ses amies, lui consacre son heure de dîner une fois par semaine, depuis 2 ans.

Au mauvais endroit, au mauvais moment

Il y a trois ans, Mathieu Lapointe était musicien et jongleur à ses heures. Il faisait de la cueillette de fruits pour amasser de l'argent et voyager. « J'avais des plans après pour aller travailler en Australie pour aller travailler en Californie, me promener en Asie aussi », raconte-t-il.

Mais, l'aventure du jeune homme a pris un tournant inattendu dans un parc la nuit, au Guatemala, à la suite d'une altercation entre deux personnes.

Secoué, Mathieu Lapointe est retourné à l'hôtel. Il s'est étendu pour se réveiller trois semaines plus tard dans un hôpital du Québec. « J'étais perdu et déstabilisé, en détresse même parce que mes derniers souvenirs remontaient au Guatemala. (...) pis là, bam! Je suis à l'hôpital avec des tuyaux partout. J'avais une trachéotomie. »

De retour à la maison 8 mois après l'accident, il a entrepris ce long processus de réhabilitation.

Sa mère Judith Ouellet, est très fière de son évolution. « Quand je l'ai vu, ça faisait trois semaines depuis l'accident, se souvient-elle. Je lui ai touché la main et je lui ai demandé s'il me reconnaissait. Il m'a serré la main. Il bougeait à peine la main droite. »

Des projets d'avenir

Il y a trois ans, Mathieu Lapointe n'avait pas de projet d'avenir particulier. Il considère que cet accident l'a finalement transformé.

Le bachelier en anthropologie prépare un certificat en horticulture parce qu'un jour, il aimerait vendre ses légumes biologiques.

Il veut à nouveau faire de la planche à neige, jongler et surtout... jouer à nouveau de la guitare. « C'est un travail constant de longue haleine. Mon neurochirurgien au Guatemala, c'est un homme extraordinaire, soit dit en passant, me disait: " Faith and patience " (foi et patience).

D'après un reportage de Jean-François Deschênes

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une tempête de neige au Colorado rend la conduite difficile





Rabais de la semaine