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Mauvaise santé dentaire des jeunes de la Gaspésie et des Îles, même si la situation s'est améliorée

L'étude de la Direction de la santé publique démontre que malgré l'amélioration notable de la santé buccale des élèves de sixième année, la région a encore beaucoup de travail à faire pour corriger la situation.

Les données proviennent du document Étude clinique sur la santé buccodentaire des élèves de 6ième année en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine 2012-2013, publié par la Direction de la santé publique.

Sur les 501 élèves consultés, plus de la moitié a déjà eu une la carie sur une dent d’adulte, comparativement à un peu plus d’un élève sur trois ailleurs dans la province.

Pour la dentiste-conseil à la Direction régionale de la santé publique, Sylvie Gagnon, plusieurs facteurs peuvent expliquer la situation. Elle cite les mauvaises habitudes alimentaires, qui influencent l’hygiène buccale.

Elle cite une étude récente, qui démontrait que les jeunes consomment beaucoup de boissons gazeuses, des produits néfastes pour la santé et les dents.« Or on sait que les boissons gazeuses par leur quantité de sucre et leur taux d’acidité sont très dommageables pour les dents. »

Cette étude-là démontre que chez les Gaspésiens, la boisson gazeuse va être la première boisson consommée suivie du lait. Donc on peut questionner les habitudes alimentaires.

Sylvie Gagnon, dentiste-conseil pour la Direction régionale de la santé publique

Elle croit aussi que la méthode de brossage de dent pourrait être améliorée. « Les élèves ont plus de dépôt sur les dents que la moyenne provinciale » ce qui lui fait croire que la pénurie de dentistes dans la région n'aide pas les jeunes. Elle souligne le triste constat de la Haute-Gaspésie, où il n’y a qu’un seul dentiste pour 11 000 résidents.

On a une pénurie de dentistes, je dirais une pénurie chronique sur notre territoire donc ces jeunes-là n’ont pas un accès direct à un dentiste ou un hygiéniste dentaire.

Sylvie Gagnon, dentiste-conseil pour la Direction régionale de la santé publique

Aussi, au moment de l’enquête, les jeunes de la région avaient moins de scellant dentaire que la moyenne provinciale. Le scellant est une pellicule protectrice de résine qui est appliquée sur les dents qui servent à mastiquer la nourriture. « Une fois que le scellant est mis en place, vous avez 80 % de chance de ne pas développer de carie sur cette surface-là, au cours des 2 prochaines années. ». Elle précise qu'aujourd'hui, les jeunes sont beaucoup plus nombreux à avoir un scellant grâce aux programmes implantés dans les écoles récemment.

Mesures pour améliorer la situation

Actuellement, le programme d’application de scellant pour les enfants de deuxième année passe en deuxième vitesse et sera déployé chez les élèves de secondaires deux.

Mme Gagnon explique aussi qu’il y aura bientôt des interventions ciblées chez les groupes vulnérables, surtout les femmes enceintes et les enfants de 0 à 4 ans. « On va travailler plus en amont » dit-elle.

On va faire de l’éducation et essayer de détecter plus tôt les élèves qui sont plus vulnérables à la carie et proposer des plans d’interventions.

Sylvie Gagnon, dentiste-conseil pour la Direction régionale de la santé publique

Le bilan de la région en constante amélioration

Néanmoins, les élèves ont fait des progrès considérables, comparativement aux dernières enquêtes sur le même sujet.

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