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Maxime Bernier n’aurait pas aidé Bombardier

En tournée québécoise, le candidat à la direction du Parti conservateur Maxime Bernier s'est arrêté à Gaspé, Sainte-Anne-des-Monts et Matane. S'il avait été au pouvoir, dit-il, il n'aurait pas aidé Bombardier ni aucune grande entreprise d'ailleurs.

Représentant un parti très peu populaire dans la région, M. Bernier ne fait pas courir les foules. Une dizaine de personnes se sont présentées à Gaspé et guère plus à Matane.

Le faible nombre de membres, une cinquantaine par circonscription, estime-t-il, ne semble pas non plus le décourager. « Il faut être réaliste, admet-il. La dernière élection a été difficile pour nous. »

Élimination des subventions aux grandes entreprises

Sa plate-forme donne la priorité à l’économie. Le jour même où Ottawa annonçait un prêt de 372 millions de dollars pour Bombardier, Maxime Bernier a dit souhaiter éliminer les subventions aux grandes entreprises.

Il faut être équitable envers toutes les entreprises. Nous allons créer davantage de richesse en diminuant les taxes et impôts pour tout le monde.

Maxime Bernier, candidat à la direction du Parti conservateur

Maxime Bernier désapprouve la décision du gouvernement Trudeau. « Je ne suis pas contre Bombardier, mais nous avons un gouvernement qui a un énorme déficit, qui aide une entreprise qui a des dettes », décrit-il.

Capitaux privés pour des vols aux tarifs raisonnables

La question des aéroports régionaux est aussi dans la mire du candidat, qui propose une déréglementation pour en arriver à des tarifs plus abordables pour les vols vers la Gaspésie.

« Nos tarifs sont compétitifs pour les vols vers l’extérieur, mais pas à l’intérieur du pays, constate-t-il. Un règlement actuel empêche l’injection de capitaux étrangers. Abolir ces restrictions permettrait des investissements par des compagnies qui feraient concurrence à Air Canada, ce qui entraînerait une baisse de prix. »

Ainsi, M. Bernier souhaite qu’Ottawa se départisse de ses aéroports qui pourraient être privatisés. Le transport aérien pourrait ainsi miser sur des capitaux privés.

Prudence face à la réforme de l’assurance-emploi

Maxime Bernier se fait prudent quant à la réforme de l’assurance-emploi, pilotée par son parti. Il ne se prononce pas sur d’éventuels changements et souhaite plutôt attendre de voir ce que les libéraux feront.

Il justifie cette réforme impopulaire par la nécessité d’atteindre l’équilibre budgétaire. Selon lui, abolir les subventions aux grandes entreprises permettrait de libérer de l’argent pour aider davantage les travailleurs saisonniers, pénalisés par la réforme Harper.

J’ai une ouverture pour l’assurance-emploi. On va voir ce que les libéraux vont faire.

Maxime Bernier, candidat à la direction du Parti conservateur

Advenant un retour des conservateurs au pouvoir, le Québec profiterait, selon lui, de baisses d’impôts et d’un gouvernement qui respecte les champs de compétences des provinces.

Maxime Bernier a aussi déclaré qu'il reverrait le mandat de Radio-Canada.

Le candidat se dirige vers le Bas-Saint-Laurent, où des rencontres sont prévues à Rivière-du-Loup et à Saint-Pascal de Kamouraska.

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