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Micmacs, Innus et Malécites s'unissent contre la fracturation hydraulique

Les communautés micmaques de Gespeg, Listuguj et Gesgapegiag, de même que les Nations Innus de Mingan et les Malécites de Viger, ont annoncé leur opposition catégorique à l'utilisation de fracturation hydraulique et de stimulation chimique lors des projets d'exploration des hydrocarbures sur leurs territoires.

Un texte de Jean-François Deschênes avec la collaboration de Sébastien Desrosiers et Martin Toulgoat

Les Premières Nations exigent le respect de leurs droits ancestraux sur la péninsule gaspésienne et sur l'île d'Anticosti par les gouvernements et les compagnies pétrolières. Ils craignent « un désastre environnemental » qui aurait des « répercussions dévastatrices sur les poissons, plantes médicinales, nourritures et animaux ».

Le chef de Listuguj et président du Secrétariat Mi'gmawei Mawiomi, Darcy Gray, indique que si les Micmacs ne sont pas consultés, ils entreprendront « au besoin » des recours juridiques pour faire respecter leur droit et ainsi interrompre les projets en cours sur le territoire.

Les chefs Jean-Charles Piétacho, de la communauté innue de Mingan, et Jacques Tremblay, de la Nation Malécite de Viger, sont venus respectivement de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent pour appuyer la démarche des Micmacs.

Le groupe dénonce particulièrement les travaux de la compagnie Petrolia, qui a annoncé la possibilité d'utiliser la fracturation hydraulique et la stimulation chimique sur les sites de forage Haldimand 1 et 2 près de Gaspé.

La cheffe des Micmacs de Gespeg, Manon Jeannotte, dit même que s'il le faut, les membres des communautés occuperont les sites de forage.

Elle invite le gouvernement à les rencontrer.

D'ailleurs, la communauté innue a maintenu une des deux injonctions déposées récemment pour arrêter les travaux de forage par fracturation hydraulique sur l'île d'Anticosti. La cause devrait être entendue à la fin de l'année 2016.

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