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Migration des jeunes : des régions en concurrence

La pénurie anticipée de la main-d'oeuvre pourrait entraîner une concurrence entre les régions pour attirer les jeunes. C'est un des constats qui ressort du 13e Congrès sur la migration des jeunes en région, qui se tenait cette semaine à Québec.

Au Québec, depuis quatre ans, le nombre de travailleurs qui partent à la retraite est plus élevé que le nombre de personnes qui entrent sur le marché du travail.

Le manque de main-d'oeuvre pourrait se faire sentir au cours des 20, voire des 30 prochaines années, dans certains secteurs d'activités.

Selon l'agent de migration pour Rimouski-Neigette, Martin Poirier, les différentes régions du Québec seront alors en concurrence pour recruter la main-d'oeuvre qualifiée. De leur côté, les jeunes qui désirent aller vivre et travailler en région seront de plus en plus nombreux, mais aussi plus exigeants, souligne Martin Poirier. « Ils ont de plus en plus ce que j'appelle une liste d'épicerie. »

Est-ce qu'il y a des infrastructures sportives? Culturelles? Est-ce que je peux élever mon enfant du primaire jusqu'à la fin de son secondaire? On voit de plus en plus d'autres éléments, que simplement l'emploi, qui se greffent à ça », observe l'agent de migration.

Les jeunes qui proviennent des centres urbains, comme Montréal ou Québec, démontrent aussi beaucoup d'intérêt à s'installer en région, où l'indice relatif de bonheur est généralement plus élevé.

Martin Poirier note que plusieurs éléments du milieu urbain poussent les jeunes à choisir les régions. « Le phénomène du cône orange à Montréal, où c'est en travaux partout, la banlieue, la difficulté d'accéder à une propriété, le stress, le trafic », énumère l'agent de migration.

Lorsque les jeunes s'installent dans une région, constate M. Poirier, ils n'ont plus le goût de retourner en milieu urbain. »

Place au changement

Environ 150 intervenants en provenance de partout au Québec participent chaque année au congrès de Place aux jeunes en région (PAJR).

Cette année, les congressistes se sont surtout attardés aux changements qui marquent l'organisation dans la foulée de l'adoption d'une toute nouvelle Politique québécoise de la jeunesse, mais aux changements professionnels, technologiques ou économiques chez les jeunes.

De nombreux professionnels, spécialistes et intervenants du milieu ont partagé leurs connaissances à ce sujet par des conférences-ateliers sur l'accompagnement de la clientèle jeunesse et l'adaptation au changement.

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