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Moins d’anxiété pour des patients à l’hôpital de Maria, grâce à M. Lincoln

Tous les jeudis, l'hôpital de Maria reçoit de la visite très particulière et très attendue. Monsieur Lincoln, un cocker anglais, s'amène pour apporter du réconfort à des patients en oncologie, en pédiatrie et en psychiatrie.

Un texte de Brigitte Dubé avec les informations d'Isabelle Larose

Hélène Desaulniers et son chien viennent pratiquer la zoothérapie, qui vise avant tout le bien-être humain. Le chien permet de créer un contact plus rapide avec le patient tout en diminuant l’anxiété. Le fait de caresser un animal ferait diminuer la pression sanguine de moitié.

Ce nouveau service est offert grâce à la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs qui a mis en place un projet pilote de 20 semaines à l'hôpital de Maria et à la résidence St-Joseph.

Hélène Desaulniers est arrivée récemment dans la Baie-des-Chaleurs. Il y a quatre ans, elle avait démarré son entreprise, La Patte complice, sur la Côte-Nord. Elle a été formée auprès de l’organisme Zoothérapie Québec.

Mme Desaulniers visite l’hôpital une journée par semaine. Elle travaille en collaboration avec les équipes médicales qui ont des besoins spécifiques, par exemple en pédiatrie, en oncologie ou psychiatrie.

« On veut augmenter le bien-être des gens, favoriser l’estime de soi et la confiance, diminuer le stress aussi, précise-t-elle. On veut être là pour compléter l’équipe en place, faire une différence dans la journée des gens. »

« Aujourd’hui, une dame qui terminait ses traitements de zoothérapie m’a dit : " Tu as changé ma journée ", raconte-t-elle. Juste pour me faire dire des choses comme ça, ça vaut la peine! »

Une autre patiente, Marie-Line Poirier, a reçu la visite de Monsieur Lincoln quelques minutes avant de subir une biopsie du foie. Monsieur Lincoln a réussi à la faire changer d’attitude.

Pour sa part, la maman d’Alexis Poirier, un enfant autiste qui a peur des chiens, n’a que de bons mots pour la zoothérapie. « Il l’a flatté et ça s’est bien passé, a-t-elle constaté. C’est une grosse amélioration. »

La directrice de la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs, Élise Lantagne, mentionne que tout s’est passé très vite avec Hélène Desaulniers.

« Elle nous a proposé ses services et on s’est dit qu’on ne pouvait pas laisser passer une chance pareille, raconte-t-elle. C’est important pour nous de supporter le volet humain qui a de gros impacts sur la santé physique. »

Mme Lantagne ajoute que la Fondation veut s’assurer de rendre ce service permanent. Pour ce faire, il faudra donc amasser des fonds.

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