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Moins de jeunes au Ciné-7, le festival de cinéma de Sept-Îles

Les jeunes fréquenteraient moins le Ciné-7, le festival annuel dédié au cinéma à Sept-Îles. L'emploi du temps plus serré leur laisse moins de loisirs pour aller voir des films inédits. Un plaisir dont ne se privent cependant pas leurs aînés.

Un texte de Louis Garneau

Le beau temps et un certificat-cadeau incitent Jean-Yves Mercier, un ancien membre du comité organisateur, à s'incruster au festival Ciné-7 cette année. Il a l'intention d'aller voir une bonne dizaine de films : « Les gens sont plus à l'aise pour venir, c'est plus facile aussi, des fois on peut venir à pied » au lieu d'avoir besoin de prendre un stationnement.

C'est sûr que ça peut faire une petite différence le beau temps. Puis les gens aussi, ils ont le soleil dans le coeur et dans l'esprit, c'est plus facile d'apprécier un film.

Jean-Yves Mercier, cinéphile

Françoise Aubry, aujourd'hui retraitée, a pris l'avion pour retrouver ses amis durant le rendez-vous de cinéma annuel. Un bon moment pour le tourisme, en somme. Elle a l'intention de voir les 29 films à l'affiche, rien de moins.

« Je fais Sept-Îles, le Ciné-7, puis je vais aussi à Cinoche. Puis je reviens au Ciné-7, je fais les deux. »

Françoise Aubry, cinéphile retraitée

« J'en reviens pas parce que moi je m'attendais à du froid, là. Parce que normalement c'est entre moins 20, moins 40, le festival. »

L'une des organisatrices de l'édition 2017 du festival note une certaine lacune au niveau de la relève. Des films en famille sont prévus la fin de semaine prochaine, durant le 40e tournoi de hockey Fer-O Optimiste.

Des étudiants on en voit peut-être un petit peu moins. Mais ça vient, on les initie tranquillement. Il y a des ateliers dans les écoles primaires, on va là où ils sont.

Yolaine Poirier, membre du comité organisateur, Ciné-7

Elle soumet que le festival s'autofinance et que l'objectif ultime, c'est d'offrir une programmation de qualité.

Une caissière, Isabelle Cloutier, en est à sa deuxième année au festival. Elle est d'avis que les jeunes ont moins de temps libre que les adultes pour fréquenter le festival : « S'il y a moins de jeunes c'est peut-être parce qu'on manque de temps. »

Je ne pense pas qu'il n'y a pas nécessairement d'intérêt. Ils ont des études, puis ils travaillent aussi. Pour ça des fois, d'aller voir des films à l'heure qu'on veut, c'est pas toujours évident.

Isabelle Cloutier, caissière

Les jeunes ont tout de même accès à des passeports pour 10 films, et plusieurs s'y rendent volontiers. D'ailleurs le directeur du Ciné-Centre, Denis Simard, prévoit que plusieurs familles vont profiter la semaine prochaine du tournoi de hockey mineur pour se payer une bonne sortie de cinéma.

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