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Nécropsie aux Îles : une autre baleine noire morte après une collision

Selon les résultats préliminaires des nécropsies réalisées les 9 et 10 juillet sur deux baleines noires échouées aux Îles-de-la-Madeleine, un des deux mammifères présentait des marques qui laissent croire à un impact avec une embarcation.

L’état de décomposition de la seconde baleine était trop avancé pour suggérer la cause de la mort. Depuis le 6 juin, sept carcasses de baleines noires ont été retrouvées et trois signalements pour des baleines empêtrées dans des filets ont été faits.

Les vétérinaires, qui ont pu récupérer cinq carcasses, estiment que trois de ces baleines sont mortes à la suite d’une collision avec un bateau et une autre après s'est empêtrée avec un engin de pêche. Josiane Cabana du Réseau québécois d'urgence pour les mammifères marins explique que les scientifiques soupçonnent que des algues toxiques puissent être un facteur sous-jacent à ce taux de mortalité inhabituel.

La dernière baleine noire récupérée sur la plage Corfu aux Îles-de-la-Madeleine pourra sans doute aider les chercheurs à percer le mystère.

Les analyses se poursuivent et les résultats qui pourraient confirmer ou infirmer la présence d'algues rouges devraient être connus dans six à huit semaines.

Par ailleurs, les scientifiques observent que l'espèce est de plus en plus présente dans le golfe du Saint-Laurent. « Il y a vraiment quelque chose qui se passe dans la distribution de ces baleines », relève Mme Cabana.

L’an dernier, des observations ont été effectuées aux Îles-de-la-Madeleine, entre Anticosti et les îles Mingan, à Percé, au Nouveau-Brunswick. Deux baleines noires ont même été vues jusqu’à Tadoussac où une seule observation avait été notée auparavant.

De plus, selon les observations de la Station de recherche des îles Mingan, les baleines noires étaient constamment dans la zone de navigation entre l’île d’Anticosti et les îles Mingan, rapporte Mme Cabana.

La porte-parole du Réseau québécois d'urgence pour les mammifères marins souligne que cette baleine commande une vigilance accrue pour les navigateurs.

« C’est une baleine qui nage très lentement qui demeure longtemps à fleur d’eau et est alors très difficile à repérer. Ce sont dans leurs comportements de base des baleines qui sont déjà plus susceptibles aux collisions. »

D’ailleurs, ces risques de collision ont amené Pêches et Océans Canada à demander aux marins de réduire leur vitesse de navigation entre les Îles-de-la-Madeleine et la péninsule gaspésienne, jusqu'au 30 septembre.

Une fermeture partielle immédiate est également mise en place dans la zone de pêche au crabe des neiges, que les baleines ont la réputation de fréquenter.

La baleine noire est une espèce en voie de disparition. Le troupeau du golfe et de l’Atlantique ne compte plus que 500 individus.

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