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Non à une marée noire se réjouit de l'injonction demandée par Québec contre TransCanada

La décision de Québec d'avoir recours aux tribunaux pour forcer TransCanada à respecter la loi québécoise sur la qualité de l'environnement est bien accueillie par le mouvement Non à une marée noire dans le Saint-Laurent. Son porte-parole, Martin Poirier, est cependant convaincu que ce sont les groupes environnementalistes et citoyens qui ont forcé la main au gouvernement.

Un texte de Richard Lavoie

« Le gouvernement allait de l'avant avec un BAPE qu'on qualifie nous de tronqué, à défaut que TransCanada dépose son projet », rappelle-t-il.

Pour Martin Poirier, il n'y a pas de logique à ce que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement « analyse un projet, sans avoir de projet entre les mains ». Pourtant les travaux du BAPE sur le projet de TransCanada vont bel et bien commencer la semaine prochaine, le 7 mars. Le ministre David Heurtel a confirmé que cette démarche se poursuit pour documenter une position minimale à présenter devant l'Office national de l'Énergie.

L'environnementaliste admet que le ministre David Heurtel a bien talonné le promoteur pour qu'il dépose son projet, mais sans succès.

« Là on se retrouve à devoir faire un recours juridique pour que le gouvernement prenne ses responsabilités », déplore M. Poirier, faisant également référence aux démarches légales entreprises par le Conseil québécois du droit à l'environnement (CQDE) pour obtenir la suspension des audiences du BAPE dans ce dossier.

Les groupes environnementalistes souhaitent aussi que la cour confirme l'obligation pour TransCanada de déposer un avis auprès du ministère.

« Dernièrement ça a été reconnu du côté de la Colombie-Britannique qu'il y a une compétence provinciale », fait valoir Martin Poirier.

Le porte-parole affirme que TransCanada doit se conformer à la loi québécoise et que changer la structure organisationnelle de l'entreprise au Québec ne suffit pas.

« Elle doit déposer son projet et reconnaître la compétence d'analyse avec le BAPE », ajoute M. Poirier. 

Le PQ doit clarifier sa position

Par ailleurs, Martin Poirier croit que le Parti québécois a toujours un problème de cohérence en regard du projet Énergie Est. « Ils ont à raffiner leur position », conclut-il. En fin de semaine lors de son conseil national, le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau a laissé entendre que l'opposition au projet de pipeline ne serait pas nécessairement définitive et que c'était « aux militants de décider ».

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