Après de nombreux mois à vivre dans l'incertitude, le centre communautaire d'aide aux aînés Relais Santé reprend le contrôle de ses activités. Les 75 000 $ offerts par Ottawa permettront à l'organisme d'aménager ses nouveaux locaux en fonction des besoins de sa clientèle.

Un texte de Jean-François Deschênes

Avec l'aide financière, l’équipe prévoit entre autres améliorer l’accès pour la clientèle à mobilité réduite, aménager des toilettes au rez-de-chaussée et installer une cuisinette dans l'ancien magasin de meubles acheté récemment.

La présidente de Relais Santé, France Caron, estime que les activités pourront avoir lieu dans ces nouveaux locaux dès l'automne. « Pour permettre à nos aînés de revenir dans nos locaux parce qu'actuellement, nos aînés sont relocalisés [sic] dans certains locaux pour leurs activités. »

Sans ce financement, le retour des nombreuses activités pour aînés sous un même toit aurait été retardé.

Relais Santé offre notamment aux aînés des cours d'éducation physique, du gym-cerveau, des activités au centre de jour et de la formation littéraire.

Déménagement houleux

Le déménagement n’a pas été facile dans les derniers mois pour Relais Santé, mais la présidente affirme que tout ça est maintenant chose du passé.

Bilan

Sept mois après le déménagement, France Caron constate une amélioration des rendements de l’organisme.

Les revenus de la friperie ont doublé. Ils passent de 2000 $ à près 4000 $ par semaine, dit-elle.

Elle calcule aussi une augmentation de 10 % à 20 % des dons, composés de vêtements et autres objets utiles. En moyenne, les Matanais donnaient annuellement jusqu’à 38 tonnes d'articles. « Il y a des journées, on vend pour 500 $ à 600 $... à 50 sous [par article] donc là le citoyen, il y a un retour du balancier vers le citoyen. »

Baisse chez les membres

Toutefois, l’organisme dit avoir perdu quelques membres avec le déménagement.

Mme Caron explique entre autres cette baisse par l’insécurité liée à la proximité de la route 132 et la diminution d’espaces de stationnement.

Cette situation semble être temporaire, analyse la présidente, parce que les inscriptions reprennent de la vigueur depuis quelques semaines, dit-elle. « Mais c’est correct, des changements, ça amène toujours des repositionnements et on vit bien avec ça. »

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