L'organisme de soutien aux personnes âgées de 50 ans et plus, Relais Santé, estime qu'il devra sans doute se trouver un nouveau toit temporaire, et ce, quelques semaines seulement après avoir installé sa friperie au presbytère de la paroisse Cœur-Immaculée-de-Marie, dans le quartier Saint-Jérôme de Matane.

Un texte de Joane Bérubé

La Ville refuse d'accorder un répit à fabrique qui a reçu un constat d'infraction pour avoir hébergé illégalement un commerce. La fabrique avait demandé un sursis jusqu'à la fin décembre.

Relais Santé a appris le refus de la Ville par les médias, indique la présidente de l'organisme, France Caron. Cette dernière n'a pas encore rencontré les représentants de la fabrique, mais estime que son organisation devra se conformer à la réglementation.

Elle se dit peu surprise de la décision de la Ville qui va, dit-elle, dans la continuité de ce qui a été fait jusqu'à maintenant pour soutenir Relais Santé.

« La Ville n'est pas aidante, relève Mme Caron. La décision de nous donner seulement 75 000 $, la décision de ne pas nous reconnaître comme un organisme qui œuvre sur le plan environnemental à cause de tout le traitement des textiles, la Ville a refusé de nous aider pour notre déménagement qui a coûté plusieurs milliers de dollars. »

Des délais administratifs

La présidente de Relais Santé note par ailleurs que la Ville a aussi des devoirs à faire pour que l'organisme puisse acheter le bâtiment situé sur la rue du Phare est, où elle souhaite emménager.

L'organisme a reçu seulement en début de semaine l'entente sur le montant de 75 000 $ que la Ville accepte de lui verser. « On attend une décision sur la modification du règlement de zonage pour le 807 rue du Phare est, on attend aussi une dérogation mineure qu'on va déposer incessamment pour une demande de stationnement, on attend un permis de l'installation de l'UV [pour la fosse septique] qu'on n'aura pas, semble-t-il, avant le 15 décembre », énumère Mme Caron.

Cette dernière souligne le manque de concordance entre la décision de la Ville de les obliger à quitter le presbytère et les délais pour les démarches que doit entreprendre l'organisme auprès de la municipalité. « On est obligé de vivre avec », commente Mme Caron, qui espère toujours aménager dans des locaux définitifs avant la fin de l'année.

L'organisme se réunira de manière urgente au début de la semaine prochaine pour décider de son avenir à court terme. Le personnel administratif et la friperie sont hébergés au presbytère.

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