Deux hommes qui fréquentent régulièrement les boisés de l'arrière-pays de Gaspé, ont été stoppés, mardi, par des activistes antipétrole qui occupent le site du puits Galt no 4 de Junex, à 20 km de Gaspé.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Léa Beauchesne

Gérald Dupuis et Magella Denis ont pu constater qu’il leur sera difficile de circuler en forêt dans le secteur si l’occupation perdure.

Gérald Dupuis et son ami Magella Denis se rendaient mardi sur un territoire de chasse situé dans le secteur où Junex effectue ses travaux d’exploration.

Ils se sont butés à des routes fermées.

Son compagnon de route, Magella Denis, renchérit: « Toutes les routes qui sortent de ce chemin-là sont barricadées. Les arbres sont couchés par terre, ils ont pris des tracteurs et ils ont poussé de la terre. »Pour les deux habitués du territoire, ces barricades constituent un certain inconvénient. « Ce n’est pas une agressivité, mais c’est plate, on doit faire de grands, grands détours », commente M. Denis.

Palabres en forêt

Les deux hommes ont tout de même pu parler avec le groupe d’activistes. « Au début, raconte M. Denis, ils étaient agressifs, on avait trop approché. Ensuite, ils ont été bien corrects. »

Le groupe leur a indiqué qu’il comptait demeurer sur le site le plus longtemps possible et qu’ils étaient en conflit avec Junex.

« Ils sont habillés en noir et demeurent masqués, explique Gérald Dupuis, ils sont tous voilés, pas moyen d’en reconnaître un. Ils ont un drapeau autochtone, un drapeau de Junex, un drapeau du Canada et un drapeau du Québec. »

On leur a interdit de prendre des photos. « Même avec leur tchador [sic] », souligne Gerald Dupuis.

Bientôt la chasse

Magella Denis espère toutefois que le siège sera levé rapidement.

La chasse va commencer dans un mois, souligne-t-il : « Il y a des chasseurs qui n’ont pas de mèche sur le pétard-là. Il va y avoir des froissements quelque part. »

La situation risque même d’être tendue avant la chasse, croit M. Denis. Plusieurs habitués du secteur préparent leur territoire et leur chalet dans les semaines qui précèdent l’ouverture de la chasse, d’autres vont couper leur bois pour l’hiver.

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