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Orbite : les derniers milles s'allongent.... encore une fois

C'est un début d'année chaotique pour Technologies Orbite qui prévoyait lancer sa production commerciale d'alumine de haute pureté en janvier. Voici que la direction doit à nouveau reporter à l'automne la construction de son usine d'alumine de haute pureté à Cap-Chat.

Un texte de Joane Bérubé

Technologies Orbite, qui prévoyait lancer sa production commerciale en janvier a d'abord éprouvé des problèmes avec un fournisseur.

Puis des retards techniques avec l'installation de sa tuyauterie, et enfin l'augmentation des coûts de finalisation des travaux, ont obligé l'entreprise à réévaluer son échéancier.

Ces problèmes sont survenus au moment où l'entreprise semblait émerger d'une première série noire, après avoir connu différents problèmes au cours de 2015 avec l'installation de son calcinateur, la pièce centrale de l'usine.

Encore des travaux techniques

Pour terminer le chantier, la Société devra compléter l'installation de la tuyauterie autour du calcinateur et du décomposeur afin de mettre en place le réseau de vapeur. Parallèlement, l'entreprise fera un appel à des soumissionnaires pour compléter sa section dite de « cristallisation », qui est en fait le bout de la chaine de production.

Sans renier la responsabilité de l'équipe de gestion dans tous les retards, le chef de direction Glenn Kelly rappelle que Technologies Orbite a hérité d'un projet et d'un design qui a dû être repensé.

C'est aussi une nouvelle technologie, souligne M. Kelly qui admet que ce nouveau report a des impacts sur la crédibilité d'Orbite auprès des actionnaires et sur les coûts d'ensemble du projet.

Actionnariat et soutien institutionnel

L'action d'Orbite a atteint 50 ¢ en décembre au moment où les travaux allaient bon train. Puis l'action a chuté et se vendait entre 25 ¢ et 30 ¢ depuis février, avant de connaître une nouvelle baisse à la mi-mars à 20 ¢ lorsque l'entreprise a indiqué avoir besoin de 10 millions supplémentaires pour terminer son usine de Cap-Chat.

Depuis Investissement Québec a accordé un financement additionnel de 15 millions de dollars.

D'ailleurs, la direction d'Orbite a réagi rapidement pour préserver et améliorer sa capacité financière pour terminer le projet.

Commercialisation et rentabilité

Outre l'aspect financier non négligeable, l'appui des investisseurs, notamment d'Investissement Québec, qui avait déjà investi 10 millions en 2014 par le biais de sa filiale Ressources Québec, est une carte importante pour la jeune société qui devra arriver à faire ses preuves autrement qu'en se déjouant des déboires.

Car une fois l'usine en marche, Technologies Orbite devra atteindre la rentabilité. À ce propos, le chef de la direction se montre prudent envers les attentes des actionnaires.

Orbite entend commercialiser trois tonnes d'alumine par année au démarrage commercial de la production. Si l'entreprise atteint le prix visé de 25 000 $US la tonne, elle devrait, avec une marge de 50 % atteindre la rentabilité, précise M. Kelly.

L'entreprise se prépare et a embauché cette semaine un nouveau chef de l'exploitation qui entrera en fonction au début juin.

Pour l'instant, une vingtaine de clients ont démontré de l'intérêt pour les échantillons d'alumine de haute pureté d'Orbite. L'entreprise indique avoir reçu plusieurs demandes complémentaires dans le cadre d'un processus de qualification comme fournisseur.

Plus d'une quinzaine de nouveaux clients potentiels ont aussi démontré de l'intérêt pour le produit d'Orbite.

L'entreprise explore aussi le marché de la céramique de haute performance, utilisée dans de nombreux domaines industriels.

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