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Orbite sous la Loi sur la faillite : des entrepreneurs gaspésiens inquiets de ne pas être payés

Des dizaines d'entrepreneurs de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent craignent ne jamais recevoir l'argent que la compagnie Orbite Technologies leur doit, des sommes qui totalisent un million de dollars.

Un texte de Léa Beauchesne

L'entreprise devait débuter la production d'alumine haute pureté dès le début de l'année, mais n'a pas réussi à atteindre les standards visés, en raison de problèmes techniques.

La situation a poussé la compagnie à se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité afin de protéger ses avoirs et ses actionnaires.

Plus de 300 petites et grandes entreprises figurent sur la liste des créanciers à qui Orbite doit de l’argent. Le montant total dépasse 40 millions de dollars.

De la petite épicerie du village de Cap-Chat jusqu'aux entrepreneurs en construction qui ont travaillé dans l'usine, tous ignorent ce que l’avenir leur réserve.

Chez les entrepreneurs locaux, les sommes dues atteignent jusqu’à 350 000 $.

Pour les plus petites entreprises, la crainte est grande. Certaines d’entre elles pourraient ne pas s’en tirer si Orbite déclarait faillite et ne pouvait les payer.

Pour les autres, c’est un morceau difficile à avaler. C’est le cas de Michel Ouellet, un entrepreneur en électricité de Matane, à qui Orbite doit plus de 10 000 $.

Chez la compagnie Kwatroe de Gaspé, la facture d’Orbite atteint 167 000 $. Le copropriétaire Martin Crousset espère que la compagnie se tirera d’affaire.

Orbite Technologies tente présentement de trouver les 8 millions de dollars nécessaires à la réparation de son équipement, ce qui devrait permettre d’atteindre les standards de qualité de la production de son alumine haute pureté.

Le porte-parole de la compagnie, Éric Gamache, a affirmé qu’Orbite fait tout en son pouvoir pour que le projet renaisse de ses cendres.

Il a toutefois été impossible de spécifier ce qu'il advenait de la cinquantaine d’employés de l’usine pendant cette interruption de la production. M. Gamache a ajouté qu'en cas de faillite, les avoirs de la compagnie permettraient de payer une bonne partie des créanciers.

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