C'est un nouveau coup dur pour le village de Padoue, dans la Mitis. Après la fermeture de leur caisse populaire, de leur bureau de poste et de leur école primaire, les résidents du village ont perdu, samedi, leur seule épicerie.

Un texte de Ariane Perron-Langlois

Cela faisait 38 ans que les clients de l'épicerie de Padoue étaient accueillis par Simon Rioux. Les plus jeunes le surnommaient « Simon Bonbon ». Bien d'autres, parmi les plus grands, fréquentaient l'endroit parce qu'il était le lieu de rencontre du village d'un peu moins de 300 habitants.

Toutefois, les dernières années ont été plus difficiles financièrement. Simon Rioux a tenté pendant quatre ans de trouver de la relève, puis il s'est résigné à fermer l'entreprise que son grand-père avait fondée en 1945, et que son père avait reprise avant lui.

Dans ses toutes dernières heures d'ouverture, l'endroit n'a pas dérougi. Cette fois, les habitués de l'épicerie n'étaient pas venus acheter, mais plutôt rendre hommage à celui qui leur a donné un lieu de rencontre.

La fermeture de l'épicerie est difficile à encaisser pour ceux qui voient leur village se dévitaliser. « Il ne reste plus rien à Padoue. On n'a plus de caisse, plus d'épicerie, plus de bureau de poste, plus rien. Je ne sais pas ce que ça va devenir », se désole Conrad Larue, un résident du village.

La municipalité et d'autres membres de la communauté tentent toujours de trouver un acheteur pour reprendre l'épicerie de Padoue, et faire renaître ce qu'on surnomme « le cœur du village ».

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